mardi 1 juillet 2008

Un Orteil à la Fois

C'est subtilement marrant. Intrigant. Ironique à la fois. Mais aussi surprenant. Depuis pas mal d'années déjà, je suis comme qui dirait fasciné par le chiffre 47. A cause d'une série TV entre autres mais vous savez, les habitudes. Presque un TOC. Je le vois partout. Et le dernier article de ce blog est le quarante septième. Parfois les coïncidences vous font de belles surprises.

J'ai perdu la notion du temps depuis deux semaines aujourd'hui. Information douteuse puisque je suis toujours en mesure de dire depuis combien de temps. Les journées se ressemblent toutes maintenant, j'attends impatiemment le soir, moment à partir duquel je parle sans arrêt aucun avec des amis d'Ecosse, à préparer une deuxième année encore plus folle et pleine de surprises. Je devrai peut être penser à un nouveau blog, je suis sûr que les habitués de celui ci se délecterait d'une nouvelle aventure, d'une vraie aventure. Mais quand on voit la fréquence des posts ici, je me demande bien si ça vaudrait vraiment la peine. Après tout, je verrai sur place, mais je me doute qu'il y aura bien plus à raconter qu'à Rouen, qui malgré le peu que j'ai pu en dire était déjà bien rempli. Vous le saviez sûrement déjà, mais je pars. Dans 72 jours, je quitterai la métropole et me dirigerai vers le Royaume uni. 72 longues journées d'été à patienter. Après tout, elles me paraissent longues vues d'ici, il faut dire qu'Evreux n'est pas la ville la plus motivante, mais une fois sur la route à la fin de cette semaine, tout devrait aller pour le mieux, les journées se raccourcissant au rythme des au revoirs prévus et presque notés sur un agenda de ministre. Tellement de monde à voir et en fait si peu de temps.

Je pense que je le créerai ce nouveau blog. J'aurai sûrement l'envie d'avoir une trace écrite de cette aventure. Le meilleur moment pour la création serait peut être le premier jour de vacances, relatant mon dernier été avant la grande aventure. Je doute qu'il soit ennuyeux. Je vous tiendrai au courant.

Quarante sept. Quarante sept articles relatant mon bonheur immense au long d'une année folle et merveilleuse. Tellement de choses ont été revues, changées et améliorées. Je suis conscient d'être en changement perpétuel, après tout qui ne l'est pas sinon les imbéciles, qui ne changent pas d'avis selon l'adage. Et pourtant, quand je repense à celui que j'étais avant de quitter le domicile parental pour la ville de Rouen, je me dis que c'était il y a bien longtemps. Ce dernier message pour vous remercier, vous, qui m'avez suivi, au fil de ces pages, par téléphone et autre moyen que vous auriez trouvé. Merci pour vos encouragements et vos félicitations. J'espère vous voir avant de partir pour Edimbourg, je suis sûr que nous y arriverons. Je vous laisse la douloureuse tâche de prendre contact avec ma chère maman, qui, même si je ne suis pas encore parti, pleure à chaudes larmes un peu plus chaque jour. Je m'imagine déjà avoir recours à Scotland Yard pour l'évacuer du pays, s'attachant au réverbère devant son hôtel et refusant de s'alimenter. Mais c'est une grande fille, elle survivra, je lui fais confiance. Prendre des nouvelles de temps en temps est quand même une politesse, et je sais que certains d'entre vous l'ont fait de bon coeur pendant cette année plus que chargée pour elle. Merci pour ça aussi. Je vous souhaite un bon été, et vous dis à très bientôt.


Anthony Gougeon Hay.

mercredi 25 juin 2008

Voilà, c'est fini

On va pas se dire au revoir comme sur le quai d'une gare...


L'heure est au bilan pour nous tous, de retour dans nos familles, à nos petites vies sans grand intérêt à côté de l'année qui s'achève petit à petit. Je pensais que mettre à jour ce blog serait une chose aisée, mais il y a un an j'étais loin de m'attendre à ce mode de vie, pensant que ma vie changerait un peu, certes, mais pas autant. Quand je dis "c'est fini", ce n'est pas vraiment vrai. Ce sera fini dans vingt quatre heures maintenant, les résultats en main, qui décideront d'où ma carcasse atterrira après cet été. Deux possibilités, une plus réjouissante, mais l'autre tout aussi bonne : soit j'ai un peu échoué et je fais ma deuxième année à Rouen, où rien ne sera comme avant puisque les Erasmus feront place à de nouveaux et qu'il subsistera cette nostalgie du temps passé. Mais ce serait aussi retrouver les français, nombreux et attachants. Soit j'ai atteint mon objectif, et vendredi matin je suis officiellement un étudiant Erasmus, prêt à m'embarquer pour la plus grande aventure qui m'ait été donné d'entreprendre jusque là, parant pour l'Ecosse et ses mystères, où je retrouverai bon nombre de grands amis rencontrés cette année. Je ne vous mentirai pas, ma déception se fera sentir si je ne pars pas, mais je sais que je serai heureux de rester un an de plus ici, après le recul nécessaire.

Je n'ai jamais vraiment eu le stress, le bac? J'adorai l'ambiance détendue avec les amis du lycée. Les résultats? Je ne m'en faisais pas tant que ça, même si, à mon habitude, j'étais défaitiste et me projetait plus vers l'échec que vers la réussite. Cette année, pareil. Au premier semestre, ils nous ont fait tellement patienter pour les résultats que j'étais parti pour décrocher, changer d'orientation et tout laisser tomber. Je m'étais donné un mois, jusqu'aux résultats en fait, cherchant à droite à gauche que faire. Puis les résultats sont tombés, dans les premiers de la promo, j'étais en mesure de faire une demande de transfert vers l'université d'Edimbourg. J'ai donc lancé le dossier, sans trop y croire, mais prêt à rester. Deux semaines avant les examens finaux, les réponses tombaient. Deux étudiants seulement avaient été sélectionnés. J'étais donc monter au cinquième étage sans grand espoir, puis avait lu la feuille de haut en bas. Une première fois. Puis une deuxième pour être bien sûr. C'est après la troisième lecture que j'ai atterri. J'étais parmi les deux étudiants. Seul vrai première année, la deuxième étant redoublante. Je ne savais pas si je devais être fier, heureux, ou craintif. Je crois avoir été les trois en même temps.

Les examens finaux sont ensuite arrivés. Jamais je ne me suis senti aussi lessivé, aussi stressé et fatigué. Comme toujours, je pense avoir raté. Après tout, il ne me faut que 7,802 pour partir. Ce n'est pas tant que ça. Mais les examens ne se sont pas aussi bien passés que ce que j'attendais. Une erreur de traduction, qui ne devrait pas me coûter trop cher, mais toujours. Un essai trop long, inspiré par le sujet je n'ai pas eu de retenue. Un examen d'allemand auquel j'ai bien failli ne jamais arriver, réveillé par le téléphone deux minutes avant le début de l'épreuve. Un examen de littérature assez moyen. Et la linguistique française... vous connaissez mon avis sur ce sujet...Il y a eu aussi des bon côtés, tout n'est pas si noir. Une traduction du tonnerre, une brochure de grammaire haut la main, un essai de cinéma plus qu'inspiré, un oral d'anglais plus que réussi ("je vous arrête deux secondes jeune homme... Vos parents viennent du royaume uni??"), une compréhension orale sans grand problème, et un essai de civilisation américaine convenu.
D'où les grands doutes qui planent et planeront encore jusqu'à demain, voire vendredi d'après certains dires.

Il ne reste pas grand chose à dire. Quitter la ville de Rouen lundi matin a sûrement été le départ le plus douloureux de mon histoire, pourtant habitué à quitter des endroits magnifiques depuis l'enfance. Mais le passage à l'âge adulte fait que quand on est seul et que l'on quitte son premier vrai habitat à soi, on veut souffrir en silence mais on se laisse facilement débordé par nos émotions, surtout, et ça c'est la moins commune des choses, quand vous enlevez la clé du trousseau de clé devant des regards posés sur vous...

Je reviendrai ici, poser l'annonce des résultats et la possible réunion Erasmus qui peut encore m'ouvrir ses portes vendredi. Jusque là, portez vous bien!

mardi 6 mai 2008

Glory Days



Un bon moment hein? Je n'ose même plus regarder depuis combien de temps je n'ai pas écrit ici, longtemps pour sûr...

Les choses ont tellement changé depuis la dernière fois. Des gens sont partis, d'autres se sont éloignées, certains on trouvé une nouvelle moitié et moi j'ai attendu. Attendu après avoir déposé LE dossier ERASMUS. Et aujourd'hui est tombé la réponse: aucune première année n'est envoyé à Liverpool, trop peu de place on n'envoie que les deuxièmes années...

Beaucoup de décéption, vous pensez bien... Oh mais qu'est ce donc que ce nom là?? Anthony Gougeon part à Edimbourg?? ANTHONY PART A EDIMBOURG!!!!!!!! JE FUCKING PARS!!!!!!!!!!!!


A condition de réussir mes prochains exams bien sûr... Mais je pars!!!!!!!!!!!!!!!!! Je n'ose même pas envisager l'échec!!! Je serai en écosse dans un an, prêt à repartir pour la France... WOW!!!!


Si ma super mamie pouvait ne rien savoir avant que je l'appelle svp ;) je vous fais confiance à tous!

jeudi 17 avril 2008

vacances

en raison de vacances plus que prolongées, l'auteur de ces pages ne les a pas mises à jour. Veuillez l'en excuser. Cependant, si vous voulez voir/revoir certaines de ses photos préférées sur l'année bientôt écoulée, une seule adresse : http://teambois.skyrock.com!

samedi 29 mars 2008

Rohlala, la Belgique elle a attaqué les allemands!

Au programme aujourd'hui une veste disparue -- ce qui fait mal -- une veste trouvée -- ce qui compense -- une semaine étrange à la fac, les résultats du premier semestre, un prends ça dans tes dents vipère et une soirée qui fait mal.




I
UNE VESTE DISPARUE





J'avais la plus belle veste entre mes mains, elle me plaisait bien cette veste Indiana Jones. J'avais la classe dedans, la classe sérieuse. Je l'aimais beaucoup. Mais je l'ai négligé et déposé quelque part où elle a pris son envol. Beaucoup disent qu'elle est à l'ESC, au bureau des objets trouvés, mais il est fermé pour le moment. C'est une chose qu'il me faut résoudre avec le plus d'attention qu'il m'est possible d'apporter à la situation. Parce que j'avais la plus belle veste entre mes mains et qu'elle me plaisait bien cette veste Indiana Jones...



II
UNE NOUVELLE VESTE



J'ai perdu ma veste quelque part? Et bien tant pis, je fais appel aux talents de filou que j'ai récemment su développer -- vous devriez jeter un œil à ma collection de verres volés à l'Emporium cette année -- et acquiert une veste officielle de l'une des boîtes en vue dans la ville, j'ai nommé Le Crooner. Je parade donc depuis deux jours avec mon énorme logo Crooner de crâneur sur le dos, et tout le monde m'envie. Ne vous inquiétez rien, elle ne manque à personne, j'ai quand même fait en sorte d'être sûr qu'elle n'appartenait à personne!




III

UNE SEMAINE ETRANGE



Toute la semaine n'a été qu'attente des résultats du premier semestre. C'est fou comme, même si l'attente a déjà duré deux mois, à cinq malheureux jour de la date attendue vous commencez à vous arrachez la peau du cou. Alors d'après midi en après midi, nos journées s'organisaient autour de nos réunion au Subway, nos déjeuners au restaurant universitaire et nos discussions vives à propos des gens de du campus. Vraiment interressant...




IV
LES RESULTATS TANT ATTENDUS


'Thank you but waiting my speech', Nicolas Sarkozy sait parler anglais... Ah non, c'est incorrect... Mais ce qui nous interresse, avouons le nous, ce sont mes résultats! Ais je réussi? Ais je mis un gros pain dans la face de cette vipère assassine qui ne mérite que ça? ... Bah...

Civilisation britannique : 6,5 ...
minminminmiiiiiiiin
Mais ensuite...
Phonétique : 18,5
Traduction : 16,3
Compréhension orale : 15
Littérature : 12.3
Cinéma : 13
Grammaire : 12
Allemand : 11
Linguistique française : 9

Ce qui fait que, mis à part la civilisation, j'ai validé toutes mes matières, ce qui fait que oui, je suis admis, et que oui j'ai mes chances de partir en erasmus et que oui j'ai moins d'une semaine pour finir mon dossier maintenant!





V

UNE FETE QUI FAIT MAL



Forcément on devait fêter ça : fête sur le parking de la résidence jusqu'à 3h, puis dans la chambre d'une finlandaise jusqu'à ce qu'on aperçoive le soleil se lever, que l'on s'endorme sur le sol et que l'on se réveille à cause de mon téléphone à 11h, pour finalement se recoucher et se re-relever à midi... Et là, je suis au chaud dans mon lit, où je compte bien passer quelques heures de plus!



L'important dans tout ça, c'est que j'ai réussi mes examens, mieux que certaines personnes qui se croient supérieures à vous. Et ça, ça fait du bien!

samedi 15 mars 2008

Trop longtemps à l'université quand...

Pour commencer ce post, sans lien aucun avec le contenu qui suit, Laurie qui d'autre ans un précédent commentaire vous a donné des sueurs froides me demandant comment c'est la mort... Bon, les amis, elle parlait du manque d'animation dont parlait le post précédent, pas de quelconque envie suicidaire... Rassurés? haha


Courte pause dans la vie étudiante -- qui en effet a repris son animation qu'elle chérissait tant -- un petit week end à Evreux ou la fête continue puisque dans quelques heures on s'enfuira tous bien vêtus -- enfin ça je viens de l'apprendre... -- pour la fête d'Erwan! Mais si j'écris ici, c'est surtout pour faire la liste qui m'a été inspirée plus tôt des choses qui prouvent qu'on reste trop longtemps au campus...


Vous savez que vous êtes à l'université depuis trop longtemps quand :

-Vous adorez sentir vos affaires qui sortent d'une machine à laver qui fonctionne

-Faire la cuisine / la cuisine de vos parents redevient un plaisir et pas une corvée

-Vous connaissez et tutoyez les livreurs de pizzas / vendeurs chez mcdo / kébabs...

-Vous vous réveillez dans un lit qui n'est pas le votre au moins une fois par semaine

-Vos connaissances géographiques sont devenues plus importantes

-A la question 'qu'est ce que tu fais ce soir' vous répondez par un 'bah je sors' automatiquement sans même y réfléchir

-Quand vous allez à la bibliothèque... pour y utiliser la bonne connexion internet

-Quand vous recevez au moins quinze messages de facebook par jour

-10km, ce n'est pas trop long pour aller à pieds à une fête

-Vous préféreriez faire le ménage plutôt qu'étudier

-'Wow il est déjà cette heure là??' est prononcée au moins une fois par semaine autour de vous

-Vous refaites un emploi du temps qui se centralise surtout autour de vos voisins, sorties et courses

-Vous allez au lit quand il fait jour et le quittez quand il fait nuit

-Regarder par la fenêtre EST une forme de divertissement

-Vous commencez à parler comme vos amis et votre anglais a chopé un accent de nord du centre du sud de l'est de l'ouest de la côte intérieure...

-le mot 'week end' désigne la période de jeudi à mardi



Avant d'aller à l'université, vous devez savoir que

-Peu importe que votre premier cours soit tard, vous dormirez toujours au lieu de le suivre

-Vous changez beaucoup en peu de temps, et que vous le réaliser tardivement

-Aimer quelqu'un prend une centaine de sens différents pendant cette période

-Peu importe si vous étiez 'cool' au lycée, là bas tout le monde s'en tape

-Toutes les horloges du campus annoncent une heure différente

-Vous avez eu une mention au bac? Et alors? Là bas personne n'en a que faire

-Vous irez à une fête la nuit précédent un examen ou la nuit de la date butoire d'un essais...

-Vous pouvez tout savoir et échouer à un examen

-Vous pouvez ne rien savoir et réussir un examen -- j'ai validé l'allemand et la linguistique française! =p

-Toute votre éducation se fera en dehors des cours

-Le dimanche est le figement de l'imagination de tout être humain

-Vos parents deviennent subitement plus malin en un court instant

-Il est possible d'être seul, même entouré d'une dizaine de personnes



10 raisons qui prouvent que la fac, c'est l'école primaire en mieux :

10- Vous pleurez pour votre maman
9- Vous traversez la route sans regarder à droite ni à gauche
8- Le goûter est une nécessité
7- Vous vous habillez sans vous souciez de votre apparence (parce que tout le monde a l'air aussi stupide que vous)
6- Vous restez chez vous à jouer avec vos amis
5- Votre sac à dos est porté sur les DEUX épaules
4- Vous portez des grosses mitaines
3- Jouer dans la neige est un acte légitime
2- Vous faites la sieste
1- Vous adorez le chocolat chaud


En espérant que vous aussi dans votre vie vous vous êtes répété 'j'ai de la chance, je vis les meilleurs moments de ma vie en ce moment même', bien à vous!

vendredi 29 février 2008

Le prix à payer

Les cours ont repris depuis lundi et cependant il n'en ressort pas in gros changement. Comme si l'été était vraiment très proche. Les arbres se parent de fleurs, les feuilles apparaissent déjà et le soleil... ha non lui a raté le rendez vous!

Cependant, la vie universitaire n'est pas aussi excitante que les semaines précédentes. Un vent de routine soufflerait il dangeureusement sur la résidence? Non, c'est juste que l'on reprend chacun ses petites habitudes et que la machine se remet en route.

Il n'y a donc pas grand chose dont j'ai terribelement envie de parler, Laurie gardant ses commentaires pour elle, ce n'est pas une chose dont j'ai envie de parler ici et maintenant hahaha!

Donc, en attendant la prochaine mise à jours qui viendra sans dout le week end prochain je vous souhaite de jolies heures!

mercredi 20 février 2008

Album souvenir

Parce que c'est ce qu'on appelle les congés. Parce que déjà beaucoup d'entre nous sont repartis. Et parce que j'ai envie de raconter certains souvenirs. Des photos légendées rien que pour vous. Et pour nous. Un peu quand même.



On commence, juste pour rire, par la fameuse statue dans l'école maternelle. Il était quatre heure du matin, ou dans les environs. On a aussi une vidéo de l'attaque terroriste mais elle est inexploitable, il faisait trop noir. Doug pose fièrement à côté d'un pénis géant dans une école maternelle... Il prenait tout juste 21 ans et on avait fêté ça comme il se doit.





Spaino. Enfin Sinead de son vrai nom -- prononcez Shinéyd. Comme la plupart des jolies filles elle déteste les photos. Ce n'est pas pour ça que j'ai choisi la photo, non. C'est surtout pour parler de sa robe. Elle apartient à Olivia je crois, une autre irlandaise. Mais ça n'est qu'un détail. En fait, spaino est sortie avec la robe mise à l'envers, afin de ne pas avoir l'air ridicule avec un décoleté trop large. Alors en effet ça peut paraitre insensé comme ça, mais ça en a donné à la robe un aspect plus mondain et nous nous sommes donc amusé à prendre des photos 'cannoises' toute la soirée.




Un rêve n'est ce pas? On est mardi soir, c'est à l'emporium que ça se passe, toutes les semaines c'est shooters à un euro. Le but du jeu, c'est triste, c'est d'être joyeux très vite et pour pas cher. Vodka malabar, carambar, rose, cactus, irish cofee, et d'autres parfums experimentaux plus ou moins bons. Les filles qui m'entourent sont des habituées de nos soirées. Quand le mardi n'est pas possible, le mercredi l'emporium remet ça!




Le dîner de noël. On avait décidé d'aller dans la meilleure pizzeria de la ville, CHEZ PEPE, tous bien habillés, sur notre 31, pour fêter noël avant l'heure, entre nous. Sur la photo on peut voir mes 'boys' : Dougieboy, Danyboy et Markieboy -- étant Tonyboy -- de l'autre côté Mia et Kristiina assurait la partie féminine de la soirée. Après un repas plus que délicieux nous avons fini la soirée dans un pub avec d'autres amis, où nous nous sentions peut être un peu trop habillés! Noël était cependant bel et bien commencé par cette superbe soirée.




Les Hermano de la résidence! Comprendre les frères en espagnol. Mark doug et moi, on se sépare rarement, et souvent on est accompagné de miguel! On était, encore une fois, à l'Emporium. C'est isabelle, thailandaise, qui prend la photo. Celle ci est trompeuse : Mark est légèrement plus petit que moi si je ne me coupe pas les cheveux! Ces garçons sont beaucoup de choses pour moi, et ils ont le coeur sur la main. De vrais êtres humains en somme.




La dernière house party que nous avons faite. Et pourtant depuis nos amis ont emménagé dans cet appartement, la 'colocauch'. Je me souviens qu'une fois que l'on a quitté cette soirée, on est allé dans un club, le D3. Si on va souvent au D3, c'est parce qu'on ne paye jamais l'entrée et que la musique est plutôt bien. Puis on connait toujours quelqu'un là bas puisqu'on en a fait la boite Erasmus sans le vouloir.





Markie boy! Fin du semestre dernier, du moins pour lui plus que pour moi mais bon, cette photo me rappelle la fin c'est sûr. Beaucoup de choses ont changées depuis la fin de ce semestre. Pas vraiment en apparence mais c'est tellement différent. Des gens sont partis et d'autres sont arrivés. Je me suis rapprochés d'autres, éloignés de certains. Mais on reste toujours la même grande famille, et malgré les continents, les océans et les kilomètres/miles, on reste liés. 'On a été élevé à distance mais ensemble'.






Quelle soirée! On est le 1er janvier 2008, à paris devant la tour eiffel. Il est en fait 00.17, l'appareil photo est à l'heure grècque. Quelques minutes plus tard, on sera toujours à la tour eiffel, mais la bouteille sur la photos et ses petites soeurs auront rendues l'âme. Beaucoup plus joyeux, j'appellerai Doug en angleterre, afin d'être en Angleterre à minuit là bas. Apparement aussi joyeux que moi, c'est une conversation mémorable qui s'ensuit. Cette nuit restera gravée dans nos mémoires à tous. C'est encore deux belles rencontres de plus et beaucoup d'émotion. Un début d'année sur les chapeaux de roue.





Juste parce que parfois je hais vraiment le métro à l'heure de pointe. Mais là on est au milieu de la nuit, il ne reste qu'un métro à passer et ensuite le traffic est largement amputé. Alors, on décide de chanter. Et c'est parti pour un concert improvisé sur les quais de métros, accompagnés par certains des passants. Un bon souvenir encore...






Si j'ai le temps, je ferai d'autres articles souvenirs comme ça. Parler de ce dont on se souvient c'est réchauffer son coeur. J'espère que dans votre vie vous prenez au moins autant de plaisir que moi à être entouré de personnes comme eux, des gens qui en valent le coup.

samedi 16 février 2008

Bon bah voilà, j'ai déconné côté mises à jour, fallait bien que ça arrive mes cocos!

... Ok, j'ai rien posté depuis un mois... Ok, on me l'a demandé à maintes reprises... Mais mes amis, j'ai tapé les textes, c'est juste que l'internet n'est pas des meilleurs chez moi hahaha... Bon, ok, j'ai jeté cent fois l'éponge en essayant de me connecter au site, vraiment, alors je n'ai pas essayé de nouveau!

Mais voilà au moins un de mes écrits, car oui ils sont tous ici au chaud dans le pc!



Les examens sont presque finis. Déjà ? C’est ce que certaines personnes ont osé demander… Oui déjà ! Une semaine et demie d’examens à 8.30 c’est largement suffisant. Surtout quand la semaine commence le lundi, s’arrête au samedi et reprend le lundi qui suit. Cependant, les examens à la fac sont ‘légèrement’ différents de ceux que j’ai déjà connus par le passé. Explication.

Les amphis, forcément, sont grands. Mais il s’avèrent que tous les gens qui avaient disparus des amphis pendant les cours se soient tous donné rendez vous pour les examens car on manque de place pendant ces derniers. Alors on est mis les uns très près des autres. Et s’il devait exister un mot pour définir le déroulement des choses je choisirai délirodramatique. Je n’ai jamais dit que je choisirai un mot qui existe…

Le travail d’équipe prend tout son sens dans ces examens… Forcément, les brouillons sont lus par tous vos camarades placés très près de vous et on en aboutit à un grand partage d’idées… Bref, les réponses se partagent parfois, souvent même, mais ça n’est pas de la triche : vous l’aviez sur le bout de la langue…

Toujours est il que mercredi, les examens seront terminés. Et cependant, même si la nuit sera longue, le lendemain il nous faudra – nous étant un petit groupe d’amis internationaux – nous lever tout aussi tôt que le reste des jours d’avant… La nuit sera placée sous le signe des films Disney, autan de films que possible. Pourquoi ça ? Parce que le lendemain, Irlande, Angleterre, Finlande et France voyagent au pays de Disney, une fois encore !!! Quel meilleur moyen de fêter la fin de ses examens en compagnie de ses voisins et des personnages Disney durant toute une journée ? Nous sommes déjà tous excités par cette journée qui s’annonce déjà comme l’une des meilleures passées cette année !

Suivront ensuite quelques jours où le REPOS se doit d’être mon passe temps préféré. Puis l’anniversaire de Dougie, et le retour, dans deux semaines, à Evreux pour une semaine de repos encore, avant le commencement du deuxième semestre.







Papa va bien, malgré l’actualité plutôt rebondissante ces derniers jours. Armé de son gilet pare balle et casque lourd, il s’en va sauver le soldat Ryan ! Pensez fort à lui et tout ira bien, j’en suis sûr ! Merci à vous si vous demandiez des nouvelles :D





Voilà, ça c'était il y a deux semaines! Depuis, je suis en vacances, je suis rentré à Evreux hier pour rendre visite à la mama et la sista -- siEsta j'aurai dit, mais bon, la censure et tous les aleas qui suivent, vous savez -- et puis là bas à Rouen il s'en est passé des choses!

Doug a fêté ses 21 printemps il y a maintenant deux jours, on essaie toujours de s'en remettre... Sachant qu'il resait en France alors qu'il pouvait le fêter en Angleterre dans sa ville chérie mais qu'il tenait à le fêter avec nous, je me suis dit qu'une fête surprise était de rigueur, surtout qu'en Angleterre on ne rigole pas avec les 21 ans. Alors de coups de fil en coups de fils, d'envois d'email à réception de pigeon voyageur, je fais venir l'ami Danny Boy -- Dan en fait -- que l'on n'avait pas vu depuis la fin du terme d'automne, donc noël si vous suivez l'insuivable. L'ami Anglais a fait le déplacement rien que pour moi, bon un peu pour Dougie aussi mais bon... Il me fallait ensuite faire venir tous nos amis restés sur place mais habitant aux quatre coins de la ville bien sûr! La veille, pour le passage du 13 au 14, nous fêtons l'évènement à l'emporium, notre pub/club de prédilection ce mois ci. Là bas, la soirée étant dédiée aux shooters à un euro, chacun y va de sa tournée et à la fin de la soirée tout le monde est comment dire... joyeux.

Dougie et moi finirons la fête chez Olivia, irlandaise, où nous avons un peu trop déliré sur les pyjamas de cette dernière, cuisiné des pâtes à 4.00 du matin et effecuté une mission attentat sur une école maternelle arborant la sculpture de ce qui ressemble fortement à un... pénis... Oui. Photo à l'appui bientôt, suffit de faire le montage vidéo!

Le lendemain -- enfin quelques heures plus tard -- il me faut me lever tôt, la journée de surprises commence. Je vais chez Doug, accroche un poster géant de lui en footballer -- enfin de sa tête sur un footballer -- ouvre la porte et jette une vingtaine de ballons à travers l'entrée. Je lui dis qu'il a une heure pour se préparer. En attendant, je vais faire en sorte que l'ami Mark, anglais aussi, soit prêt, il est de mèche dans la suite de la surprise. Les anglais une fois prêts, on s'envole tous vers CHEZ PEPE, la meilleure pizzeria de la ville! Doug est ravi d'aller à la pizzeria et me pique même une part de ma propre pizza. Ceux qui connaissent mon amour de la pizza seront choqués d'apprendre qu'elles sont tellement immenses chez pépé que c'est à chaque fois de la torture que d'en finir une. Enfin bref, étape obligatoire si vous voulez un genre visiter cette merveilleuse ville! Faites le moi savoir, à défaut d'avoir une pizza offerte j'aurai au moins le plaisir de flanner en ville haha!

Bref, après la pizza, nous décidons tous les trois de passer le reste de l'après midi à jouer au billard. Une fois l'après midi bien entamée, il me faut rentrer car je ne sais pas à quelle heure arrive Dan et j'ai besoin de dormir un peu. Dan arrive trois heures plus tard. Entre temps, j'aurai offert pas mal de cadeaux... Doug complètement abasourdi par l'arrivée de Dan m'enlace, me brise trois côtes au passage et me dit à quel point je suis un ami formidable... Arf, l'égo flatté et démesuré que je me serai fait en une année! Doug pensant que les surprises s'arrêtent là nous propose de commencer la soirée. C'est donc parti. A peine la première bière décapsulée, Olivia apparaît avec un gateau, petite surprise de plus. Une fois le gateau coupé, nos amis arrivent. Doug n'en revient pas, une trentaine de personnes rien que pour lui, jamais venus à la résidence et ils sont là ce soir, pour lui. Il me regarde, m'interroge du regard et mon large sourire me vaut un autre sac de compliments.

Une fois 23h atteint, on part tous vers le meilleur club en ville, enfin ça on ne le savait pas encore... A 20€ l'entrée, il pouvait l'être! Mais en effet, le club est le meilleur, et de loin! Une ambiance du tonnerre, des consommations qui n'attendent que vous et tellement de monde que les barmen oublient de vous faire payer, ou qui a commandé quoi. Donc un total de douze consommations que je n'ai pas payées du tout! Là bas, la fête bat son plein. Je rencontre une canadienne et apprend comment on embrasse là bas haha! Très bonne soirée je vous ai dit :p
Pourquoi on est parti du club, je n'en ai aucun souvenir... Sûrement parce qu'il fermait en fait. Une fois parti, il est tellement tard/tôt que Doug nous trouve une boulangerie ouverte et m'offre... une baguette! Il sait que je les adore. Ensuite, trou noir...

Vendredi 15 février, 8h47 à peu près. Mes paupières s'ouvrent douloureusement. Houlà... ça, c'est pas mes murs... Où sont mes photos? Ho merde, c'est pas mes draps non plus... Où je suis? Un regard sur l'heure, c'est le matin. Les volets laissent passer le soleil pâle du matin d'hiver. Quelqu'un bouge à ma gauche... enfin gauche, pas vraiment car je ne suis pas dans le sens de la longueur du lit, mais de la largeur. Bon, j'ai dormi avec quelqu'un. J'ai dû apprendre comment on s'accouplait dans les plaines enneigées du canada aussi... Mais, stupéfaction, ça n'est pas la canadienne sur qui je dors. Non, pas du tout. En effet, j'ai les jambes sur le dos de Doug! Ho mon dieu, qu'est ce que je fais ici. Et ça bouge à ma droite! Je tourne la tête, est ce qu'on a partagé la canadienne???? Non! C'est Mark qui dort sur moi! Ho bah ça alors! Je me rappelle!!! On est arrivé à la résidence, et on s'est dit qu'on était tout sauf fatigué! On a du s'endormir à peine arrivés dans la chambre de dougie... Essayant de me lever sans les réveiller je les réveille. Doug me remercie pour tout ce que j'ai fait la veille, on se dit au revoir et à bientôt, pareil avec Mark, et je quitte la chambre. La dernière fois que je quitte cette chambre jusqu'à la reprise des cours...

Arrivé chez moi, je m'allonge dans mon lit, seul cette fois ci. Je me dis que dans trois heures je quitte la ville. Et mes yeux laissent tomber des larmes. Putain de crampe dans les deux jambes!! Un quart d'heure de douleur, et ça continuera jusqu'à ce qu'il soit l'heure de partir.

Samedi 16 février, 18h36. En direct de cette chambre à Evreux, je me dis qu'à cette heure ci je serai sûrement en train de faire des courses, ou de courrir dans la rue. Que la place colbert va me manquer. Qu'ici il n'y a pas vraiment d'endroits où j'ai envie d'aller pour le moment. J'appelle ça le contre coup. Et à chaque fois, je me dis que la fin de l'année va être dure à supporter. Mais ici c'est bien, c'est chaleureux. C'est juste un peu vide. Mais le vide fait du bien parfois, malgré le manque.

En espérant vous voir bientôt, famille, amis et inconnus. Portez vous bien. Je réalise enfin le chemin parcouru depuis le semestre dernier. De l'adolescent insouciant au jeune homme qui fait ses courses, sa cuisine, qui gère sa vie et tout son emploi du temps. Mais encore assez jeune pour déconner de temps en temps... J'ai paumé ma carte bleue. Une semaine sans carte bleue et c'est la décadence, vraiment. J'ai changé parait il. Non, j'ai juste fait de moi une affirmation. Je suis Anthony, j'ai 18 ans et je dis merci au monde et à la vie. Et merde aux autres. :D
Avec beaucoup d'amour et de respect, je me fais votre.
Anthony.

mercredi 16 janvier 2008

Enfin

Enfin. Enfin certaines choses à expérimenter en tant que première année à la fac ! Et quelle histoire !

Alors que les révisions vont bon train – j’ai peut être d’ailleurs trop révisé aujourd’hui, ma journée n’a pratiquement été que sous le signe des études – il me fallait me rendre chez les médecins de l’université pour me soumettre à une visite médicale obligatoire. Rien qu’à l’idée que je devrai uriner dans un bocal, je ne pouvais plus aller aux toilettes. Oui, me vider sous la pression est l’une des choses les moins aisées que j’ai eu à faire dans ma vie, alors uriner en sachant que je suis attendu, que des gens vont regarder et étudier le contenu de ma vessie, c’est d’un romantisme qui néanmoins m’échappe totalement. Cependant, j’avais décidé de mettre toutes les chances de mon côté. Pas de pause pipi avant de partir le matin, beaucoup d’eau au restaurant universitaire et un litre et demie de coca cola suivi d’un demi litre de jus d’orange une demie heure avant la visite. Autant vous dire qu’une fois parti de chez moi, les vingt minutes de marche ont été plus pressées que ce que j’avais espéré. Arrivé donc à l’heure, l’urine prête à faire le grand saut et le plus tôt serait le mieux, je me présente à l’accueil où l’on me demande gentiment de patienter. Je suis d’accord, patienter ne me dérange pas mais s’il vous plaît donnez moi le bocal en vitesse.

-Ecoutez mademoiselle, il vous fait un rendez vous. Oui je sais. Il fallait venir à votre rendez vous dans ce cas là. Bon, je vous en redonne un autre. Quel est votre nom ? Ha je cherche. … Votre nom n’est pas dans l’ordinateur, vous pouvez me le redonner ? Très bien. Et vous voulez un rendez vous pour ? Ha vous m’avez donné votre prénom ? Je cherche dans l’ordinateur alors. … Non toujours pas, vous pouvez me donner votre nom encore une fois ?

Après un joli quart d’heure d’attente parce que sans-nom voulait un rendez vous pour le 30 février et pas un jour existant dans le calendrier, on me dit « suivant » et je suis demandé de me dépêcher.
-Vous comprenez, j’ai d’autres personnes qui attendent.
Je comprends surtout que les secrétaires sont parfois mythiques. Parce que l’adresse de mes parents ne lui plaisait pas, la dame me demande mon adresse. Mon adresse… Bon sang, où est ce que je peux bien habiter moi ? Hum… J’ai vu tout à l’heure quelqu’un qui parlait du bois sur Internet avec rue maréchal quelque chose. Maréchal Joffre ? Juin ? Allez, Juin.
-Ha bah en fait je l’avais dans l’ordinateur. C’est marrant hein ?
En étudiant l’anglais j’ai du en attraper l’humour à froid car son sourire a vite disparu en admirant le mien, inexistant. Une fois tous les renseignements pris et qu’elle fut en possession d’assez de renseignements pour me proposer un rendez vous avec elle au restaurant ou renseigner le KGB sur mes affiliations secrètes avec mon supermarché de prédilection, elle m’envoie sagement « uriner dans un gobelet que vous trouverez dans les toilettes, troisième porte à gauche. »
Troisième porte à DROITE, je trouve donc enfin le royaume tant attendu. Avant d’entrer, une infirmière me tombe dessus et me dis « je vous attends ! ». Sacrilège ! Ne jamais dire que vous m’attendez si je dois faire pipi ! Résultat, trois minutes après je sortais fièrement avec mon trophée jaunâtre et chaud à souhait, prêt pour l’analyse.

L’analyse terminée, je suis l’infirmière dans son bureau où la CIA a décidé de me faire passer un entretien d’embauche.
-Est-ce que vous fumez ?
-Non.
Détecteur de mensonge ou pas, elle a du déceler dans ma voix quelque chose de faussement trahissant puisque j’ai eu à subir toute une info tabac, dangers, numéros de téléphone, et regards accusateurs.
-Buvez vous de l’alcool ?
-Oui.
-Ha…
Parce que là ça ne la satisfait pas quand je réponds oui ?
-Tous les jours ?
J’ai une tête de poivrot peut être ?
-Non, peut être trois jours par semaines, quatre les semaines spéciales.
-Et beaucoup ?
-Pas toujours, peut être une fois par semaine il peut arriver que la veille soit un blackout.
Allez, c’est reparti pour information, danger mais pas de numéros de téléphone cette fois.
-Vous fumez du cannabis ?
-Non.
-Vraiment ?
Heu elle se moque de moi la blondasse en blouse blanche ?
-Vraiment.
-Même pas essayé ?
-Si, trois fois, avec ta mère, ton père et ton chien.
C’est ce que j’aurai du répondre. J’ai seulement répondu non. Et j’ai eu droit à l’information, danger, numéros de téléphone. Enchaînant sur la contraception, je lui ai sorti mon préservatif de mon portefeuille, avec un grand sourire et prononçant les mots magiques « sortez couvert ». Pas d’information. Pas de danger ?

-Vous allez vous peser et vous mesurer. … D’accord, c’est parfait. Alimentation équilibrée ? Ok. Vous cuisinez ?
Est-ce que je suis supposé dîner avec toutes les femmes du service ? Après un coup de téléphone de dix minutes avec quelqu’un d’important – sûrement son chien pour lui dire que jamais il n’avait fumé de cannabis – elle me dit que finalement je peux partir attendre le médecin.

Dans la salle d’attente, je tombe sur un ami erasmus, Dan, et on parle. Une fois qu’il est parti, je commence à lire un livre. Que j’aurai pu finir je pense. Une secrétaire passe, me demandant si on m’a oublié.
-Vous me faites une blague ?
-Non, il doit être en consultation…
-Ok, il doit…
Une demie heure après ou presque, le médecin vient me chercher et jette un œil à ma lecture. Merde Actually.
-Ho, Valérie, vous savez la femme du cousin germain de ma tante par alliance avec le pape m’a dit qu’il était génial.
-Non je ne sais pas non…
-Vous le lisez en anglais ?
-Oui.
-Génial.
-Si vous le dites.
-Vous me racontez ? En fait je crois que ça parle de …
Et bla bla bla. Je ne sais pas comment il en est venu à me parler en allemand – véridique – mais c’était une conversation intéressante pour quiconque comprend l’allemand. Et le suisse aussi… Vraiment gentil comme médecin. Mais vous n’auscultez pas ?
Arrivé à cette étape, tout est parfait. Me mouchant pour la quarante septième fois et crachant pour la trente huitième fois depuis que j’étais arrivé dans son bureau, je range mes affaires, prêt à m’enfuir.

-Ho attendez, je vois que vous voulez être journaliste ! Et vous saviez que…
Tout y passe, même ce dont je n’ai aucune idée à propos d’un homme noyé dans une flaque d’eau pour 150 000€… Oui vraiment intéressant…

Une fois le cabinet quitté, je reprends le fil de mes révisions. Puis m’arrête deux heures après, réalisant que j’ai une semaine et demie encore devant moi avant les examens. Puis je me décide à taper cet article, en réalisant à la fin de celui-ci qu’internet… fait des siennes !