jeudi 20 décembre 2007

24h

Résumé d'une journée "normale" à la résidence



mardi 18 décembre 2007

La fin d'une période.

Après six semaines de blocage, les cours reprenaient (déjà) la semaine dernière mais dans un univers des plus chaotiques. Les mines désabusées des professeurs ne nous encourageant guère, on se dit que la prochaine grève est sûrement pour bientôt, et nos chers enseignants universitaires nous confortent dans cette idée puisqu'ils nous l'assurent : "La fin prématurée du blocage n'annonce pas la fin du mouvement, ne vous découragez pas et mobilisez vous!"

Mon anniversaire s'étant déroulé sur toute une semaine il serait impensable de tout vous exposer ici, cela dit je remercie encore tout le monde, et même si certaines zones restent sombres dans ma mémoire pour cause de déficience mentale due à la majorité atteinte je sais que cette semaine fût l'une des meilleures.

Les cours ont donc repris, même si le rythme est légèrement différent : on choisit ses cours pour la plupart et donc mon nouveau professeur d'allemand s'appellera Bescherelle car les examens approchent (peut être) à grands pas et il n'est plus question de perdre de temps dans une classe où vous n'apprenez rien du tout depuis octobre, n'est ce pas.
La linguistique, je découvre enfin à quoi ça ressemble et quelle erreur j'ai pu faire de m'envoyer dans un mur français tel que celui là. Là aussi je me conseille de lire un livre. Voire une bibliothèque. La civilisation commence enfin à être intéressante, avec des vrais "petits essais de mille mots minimum" et enfin on apprend certaines choses. Il était vraiment temps que l'on se lance dans les cours les vrais. Certains petits malheureux ont déjà complètement abandonnés, ce qui nous donne deux fois plus de courage.

Mais à la résidence ce sont des jours sombres que nous voyons défiler. Il m'a fallu dire au revoir à une personne très chère samedi matin, à 8h30 -- en même temps j'ai pas eu à me déplacer, voilà pourquoi c'est si surprenant que moi, Anthony, eut été en mesure de dire quelque chose à 8h30. Doug a fait de même hier soir. Et plein de gens s'en vont vers leurs contrées lointaines, nous laissant dans l'espoir qu'un jour peut être on se reverra quelque part dans ce si petit monde. Etats Unis, Mexique, Angleterre, Ecosse, Irelande, République Tchèque, Roumanie, Espagne, Grèce, Allemagne, Colombie, Japon et j'en passe. Tant de visages tristes qui dans un soupir nous disent adieu. D'où une petite déprime pré-noël pour ceux qui restent sans leur moitié, sans leurs amis, sans la famille. Il est donc de plus en plus dur de se coucher tôt et de se lever tout aussi tôt tant le désir de vraiment profiter avant le départ est grand. Demain soir sera la dernière soirée de l'année en compagnie de Douggie, Kristina, une des Fotinis, Miguel, Mark et d'autres. Ce soir est la dernière de peut être toute une vie avec d'autres gens tout aussi importants.

Mais malgré ça, il nous faut plonger la tête dans les études, car oui, ça y est je le revendique, j'étudie! Surtout le lundi en fait, le jour où j'ai très peu de cours (une heure puisque l'allemand est inutile...). C'est donc avec une énorme migraine que je vous écris en ce mardi, car hier l'étudiant que je suis a travaillé sans aucune pause de 14h30 à un peu après 21h30. Je vous laisse faire la synthèse et je vous avoue que même en révisant le bac je n'ai jamais autant travaillé d'un coup. Petit mot du correcteur Douggie : "Anthony, t'as un problème en anglais : tu connais trop de moyen de dire les choses, ça fait trop anglais." Je n'ai toujours pas saisi cette phrase, d'ailleurs lui non plus!

Jeudi soir et vendredi, affichage de photos et vidéos en masse si tout va bien!
Désolé d'avoir été si loin de vous tout ce temps. Il est parfois des moments où le monde qui vous entoure s'accapare de tout votre être jusqu'à vous en empêcher de donner des nouvelles. Vous savez sûrement ce que c'est.

"C'est à en détester noël. Il signifie à présent adieu dans nos têtes."

dimanche 2 décembre 2007

Joyeux Anniversaire To Yooooouuuu

Tout d'abord, avant de commencer vraiment, permettez moi de vous présenter mes plus plates excuses quand à l'absence de mise à jour pendant quinze jours. Comprenez moi donc, je profitais de mes derniers instants de liberté. Car oui mes amis, la triste vérité est que les cours reprennent demain. Cependant, l'ami Doug et moi avons décidé de faire une petite grève : on reste à Evreux jusqu'à lundi matin et toc! Car oui, Doug et moi avons passé tout le week end à Evreux, et quel week end mes agneaux! Surprise du chef : Mamie et Daniel sont venus eux aussi! Et comme cadeau de bienvenue, ils nous offrent, à D. et moi même, un réveil en fanfare : à coup de corne de brume! Ho les sacripans, les hooligans! C'était sans compter sur la vengeance des deux jeunes hommes, qui volent l'objet du diable, et, une fois le couple au lit, rendent la monnaie de leur pièce. Un week end fort en frissons -- bataille de coup d'effroi à la sortie des toilettes entre D. et moi, D. conduisant une voiture française à droite (avec les vitesses à droite aussi doug...), les coups dans la nuit pendant le sommeil, films d'horreur... Quelques photos, en attendant le prochain montage vidéo retraçant le mois de novembre!

lundi 19 novembre 2007

Des nouvelles du Front

Alors que le campus de Rouen entame sa quatrième semaine consécutive de conflit contre le gouvernement, les étudiants crient à l'injustice. Les grèvistes ne comprennent pas que les anti-grévistes couvrent de leurs banderoles les tags préalablement inscrits sur les murs par les mécontents du système. Les esprits s'échauffent, les poings meurtris par le froid glacial environnant et il ne suffit que d'un mot de trop pour que les chaises quittent les portes pour atterir avec fracas dans la tête d'un étudiant.

Les chaises et les tables empilmées donnent envie aux étudiants d'étudier loin de ce cafarnaum, c'est la raison pour laquelle ils s'isolent tous dans la grande bibliothèque jusque là intouchable par les mouvements bloqueurs. Cependant, aujourd'hui à 15h45, une affreuse déclaration résonne dans toutes les salles de l'endroit : en raison de la grève, la bibliothèque est contrainte de fermer ses portes le lendemain.
A l'écoute de cette simple phrase, des dizaines d'étudiants mugissent, lèvent les yeux au ciel, tapent du poing sur la table. Le conflit, à deux doigt de devenir mondial, nous rappelle déjà les horribles images de livres d'histoire, celles où l'on voit ces étudiants lancer des pavés, ces CRS lancer des étudiants sur les pavés. Déjà certains s'en vont à confessent, d'autres envoyent un sms à leur schaman personnel, afin de protéger leurs différentes âmes.

A quelques centaines de mètres de tout ça, dans une résidence étudiante,les quelques rares étudiants présents occupent leurs journées comme ils le peuvent. Certains dorment jusqu'à ce que le soleil se couche enfin, d'autres font du shopping, d'autres encore étudient ou font semblant, préférant rédiger de nouveaux articles sur leur blog ou renouer un contact éphémère avec la civilisation via la connexion de la bibliothèque. Mais la vie étudiante ne devient interressante une fois la journée terminée. Certains se retrouvent pour cuisiner, quand d'autres regardent un film. Les activités sportives se pratiquent dans ces moments là, dans la joie et la bonne humeur. Il arrive souvent que les jeunes étudiants comparent la presse nationale et régionale, une sorte de revue de presse personnelle où chacun essaye de comprendre comment un pays peut aller aussi bien et aussi mal en même temps. Des projets font leur apparition, la plupart d'entre eux consistant à quitter la résidence pour boire un verre dans un des nombreux pubs de la ville, ou encore de regarder une ribambelle de films cultes. Toujours est il que bien souvent, dans toute cette agitation, il reste beaucoup de temps pour penser. Penser à vos amis, votre famille, aux gens qui sont avec vous en ce moment et aux absents. Les étudiants attendent fermement la reprise des cours, officieusement ils profitent de leurs vacances forcées et ne sont pas si pressés d'avoir à se lever aux horores.

Cependant, même s'il ne prône pas, le travail personnel est de mise et l'entraide naturelle. Mia, étudiante mexicaine raconte : "Hier soir, nous avons travaillé jusqu'à 4h du matin sur un essai concernant les différences dans les familles françaises et mexicaines. Ce pauvre Anthony a du travailler sur un projet qui n'est pas le sien, tout ça parce que je suis incapable d'écrire cinq pages en bon français." Anthony de rajouter : "Même si ce fût difficile, ce fût une aubaine de travailler sur ce projet dans la mesure où Mia avait tapé son essai en anglais et que cela m'a permis de traduire cinq pages d'anglais veritable en français correct, sans pour autant faire tout le travail puisqu'elle traduisait de son côté et que je corrigeai ensuite avec ma propre traduction."
Aujourd'hui, après une très courte nuit de sommeil, Mia est allée en cours, étudiant à l'ESC. Anthony lui est allé déjeuner au restaurant universitaire avec Doug et Fotini. Puis ces derniers sont tous allés dans une bibliothèque différente afin d'étudier. Au final, Fotini et Anthony se sont retrouvé mais ni l'un ni l'autre n'a vraiment étudié, dans la mesure où ils profitaient exceptionnelement d'une connexion internet gratuite et rapide.

Cependant, ces étudiants utilisent ce temps libre pour visiter différents lieux touristiques. Hier par exemple, après une autre nuit sans sommeil, ils ont visité Etretat, ont vu la plage et la neige dans la même journée et ont profité d'un froid à "tuer un ours polaire". Plein de projets, ces étudiants sont pourtant confrontés à un problème majeur et se définissent à chaque achat par un adage populaire ici bas : "non, nous sommes de pauvres étudiants fauchés."

Au fur et a mesure que le soleil se couche sur le campus de Mont Saint Aignan les doutes quand à la soirée emplissent déjà la tête de certains. Que cuisiner? Que faire après? Mais surtout comment combler toutes ces heures avant le lendemain? Oui, la vie étudiante ressemble à ça en temps de grève nationale. Le plus dur ne sera pas la chute, mais la reprise, qui plane au dessus des têtes étudiantes comme une épée de Damoclès.





***Message à tous ceux qui ont dans l'idée de m'envoyer une carte d'anniversaire pour mes 18 ans -- dans 15 jours ;) -- L'idéal serait de l'envoyer de sorte à ce qu'elle arrive au plus tard le samedi 1er décembre, car je suis chez mes parents ce week end là. Je serai alors en mesure de les lire pour mon anniversaire, sans attendre quelques semaines. Et comme la distribution du courrier à la résidence est... aléatoire dirons nous (un mois de retard pour des papiers importants) je préfère vivement cette solution. Merci à tous ceux qui accepteront de s'adapter cette année, avec un peu de chance, l'année prochaine vous écrirez une adresse en angleterre sur l'enveloppe!****




Des nouvelles du Front

samedi 10 novembre 2007

Important

Haha. Je suis fauché. Si vous gagnez au loto, que vous prévoyez de léguer un héritage dans les jours qui viennent, pensez à ce pauvre étudiant que je suis! Haha.

"Et patati et patata toute la journée ça n'arrête pas"

Semaine sans cours à nouveau. Toujours pas de travail personnel... Mais pas vraiment le temps non plus!

C'était la semaine de l'aventure, espérons qu'elle ne devienne pas le mois de l'aventure. Dès lundi soir déjà nous lancions les festivités. Vous vous souvenez de la taille des lits dans nos spacieux appartements? Et bien nous avons dormi à trois dans un de cela! Dormi est un bel oephemisme dont je vous fais cadeau de bonté de coeur.
Mardi, aventure pedestre jusqu'à carrefour. "C'est loin?" "Non, 15 minutes" "..." "Ok, ça fait 45 minutes qu'on marche là." "C'est parce que je reconnais pas l'endroit!"
Mercredi, aventure dont je préfererai garder le moins de souvenirs possibles... Seule fête de la semaine, il a fallu que l'on se détende un peu avant la grosse journée du lendemain. La détente, c'est pratiquement de l'histoire ancienne pour moi. Au moins, c'est dans ce genre de moment là que l'on découvre qui tient vraiment à vous. Ok, vous vous demandez tous ce qui s'est passé pour que ce soit aussi tabou. Alors je vais faire bref. Mercredi soir, retour de la soirée au panorapide, rendez vous quotidien aboli depuis trois semaines. On se dit que l'alcool c'est cher dans les soirées alors on se saoûle à la maison et on paye rien là bas. Cocktails fortiches mais débiles à base de vodka, smirnoff, whisky. Bières à volonté. Forcément, on est très vite achevé. On passe d'abord à la résidence du panorama, où le gang du panorama a fait comme nous. Doug me dit qu'on devrait peut être attendre avant de reprendre à boire et j'accepte l'idée. Arrivés à la soirée, on se partage les boissons planquées dans les fringues et les sacs. Apparement, Corinne me demande mon téléphone, je lui donne. Mais une heure plus tard, j'alarme tout le monde : j'ai perdu mon téléphone. Après deux heures de stress intense, on entend une fille hurler dans l'herbe. On y va. Corinne et Asli sont par terre, Asli blessée au genou. Corinne me rend mon téléphone et je ne comprends pas pourquoi c'est elle qui l'a. Asli hurle à la mort. Trop d'alcool, de stress = bad trip incontrolable, je me mets à pleurer avec Fotini, sûr que si Asli est blessée c'est ma faute. Doug arrive et essaye de me calmer pendant trois quart d'heure, à base de "tu verras, on en rigolera tous un jour!" Seulement ça ne marche pas. Tout le monde y va de sa méthode, tout le monde ou presque. Ceux qui ont vraiment aidé sont les plus proches de moi, c'est normal. Mais même des gens comme Mark, que je dois voir une fois toutes les deux semaines, y a mis du sien. Bref, une fois mes esprits retrouvés, cette allemande m'accoste, me drague ouvertement, et je repars avec. Jusqu'à ce que Fotini m'appelle me disant que l'on doit se reveiller dans une heure trente pour prendre le train et que donc, par conséquent, il faut qu'on rentre se doucher et faire les sacs. ... Soirée affreuse.

Jeudi, la meilleure des aventures. Il est 5h passé. Nous voulons prendre une douche afin d'être complètement désaoulés. Problème : une seule douche sur huit est convenablement chaude. On y va donc chacun notre tour. Une fois prêts, Doug, Fotini et moi prenons le bus vers la gare, le train vers paris, le(s) métro(s) vers la gare de l'Est -- ou du Nord en fait -- et le RER vers... "DISNEYLAND TADADADADADAAAAAAA" (citation de Doug)

Résumé de la journée :





Malheureusement, l'appareil nous lâche pendant la parade, et donc aucune photo de nous dans les Dumbos, les tasses, les poupées, les attractions pour gosses en fait. 19h, on se dirige vers la sortie quand la musique s'élève et le parc se retrouve dans le noir complet. Mickey arrive, et de sa magie illumine les quinze bougies du château -- ils en ont oublié trois pour moi -- puis fait tomber une pluie d'étoiles sur le parc. On a reçu des litres de pluie, on reçoit des litres de pluie et pourtant rien ne peut gâcher cette journée. Rien?

C'est sans compter sur la SNCF, qui, dans le train nous ramenant à Rouen a décidé de jouer avec les nerfs des passagers. Le contrôleur nous réveille trois fois, nous complètement errintés après une nuit sans sommeil, une gueule de bois, une journée à marcher et à rêver éveillés, pour nous dire qu'il va nous contrôler. Il ne nous demandera jamais nos billets! Montés à 21h30 dans le train, celui ci s'arrête gare de Vernon à 22h20. Il n'en repartira pas! La locomotive est en panne, nous reveille-t-on encore! Les réparations vont prendre une demie heure. C'est toujours une demie heure de sommeil en plus. Ha mais non, on reparle dans l'interphone pour nous dire qu'effectivement la locomotive est en panne, on en accroche une autre, merci de votre silence. Là les gens s'enervent. Silence?? Oui, silence on dort! Quelques dizaines de minutes plus tard, on nous réveille encore pour nous dire que la deuxième locomotive ne marche pas non plus, qu'on doit attendre le train de minuit. Il est 23h. Une heure de sommeil, c'est géant! Ha mais non, toujours pas. Il faut descendre du train, attendre dans le froid glacial. Mais pourquoi?? Le train n'ira nulle part de toute façon! Ha bah si, une fois les passagers descendus le train repart... Le train repart?!! C'en est trop, nous allons manifester dans un bistrot derrière la gare! Le train arrive enfin -- avec du retard -- et nous partons vers Rouen. Arrivée intialement prévue à 22h45, nous arrivons à 1h06 là bas. Le dernier bus est passé il y a deux minutes, et il nous faut attendre plus d'une demie heure dans le froid pour un malheureux taxi.

Les souvenirs restent cependant intact.


La semaine prochaine, toujours la même incertitude quant aux cours. Doug nous reviendra de Stockolm, Suède, lundi. Jusque là, Fotini et moi préparerons sa fête de retour -- en gros on fera à manger... Malheureusement, cette semaine, pas de Disneyland pour nous faire languir.

samedi 3 novembre 2007

C'est presque ça...

Retour à Evreux pour un long week end. Un peu trop long, quand vous passez votre temps à dormir, un peu de travail (la première fois de la semaine!)et le plus clair du temps restant à penser à ce que vous seriez en train de faire là bas. Des messages de là bes justement, ça vous remonte toujours le moral. Surtout quand on vous dit "on est allé au D3 avec les autres. Nous on y est pas allé. Mais on fera la fête demain parce que tu rentres".

Seulement, être ici ça a ses avantages. Le premier?


LE CUISINIER N'A PAS CETTE TETE LA!


Vu comme ça, ça n'a pas l'air très parlant, n'est ce pas? Mais imaginez seulement que pour la première fois depuis trop longtemps j'ai enfin de la vraie nourriture dans mon assiette sans payer ni lever le petit doigt pour la cuisiner!


Les avantages suivants sont une vraie connexion à internet, une baignoire avec température de l'eau réglable et de la musique en libre écoute dans la salle de bain, un grand lit, peu de dépenses, le pain-perdu que je déguste en écrivant ces mots.

C'est aussi le moment de retrouver la famille, la famille française qui parle en français tout le temps! En effet ça peut paraître complètement délirant mais... wow ça fait un de ces changements de n'entendre que du français et bien parlé en plus!

La semaine se programme un peu. A vrai dire il n'existe jamais un programme très fidèle mais il est prévu un voyage à Disneyland, après le jour de ce dit voyage... ça dépendra surtout des banques de chacun. Lundi, toujours pas de cours à l'université, peut être le dernier jour de la grève, qui sait? hônnetement, je ne suis pas contre une deuxième semaine de vacances, mais j'essayerai cette fois ci de mieux gérer tout ce temps libre, l'orienter vers mon bureau et les cours qui s'y empilent par exemple.


Je mène deux vies. Et elles sont diamétralement opposées dans le sens de la longueur. A vrai dire, la seule chose qui ne change pas de l'une à l'autre, c'est moi. D'un côté mes parents, ma soeur. De l'autre, les big bro sis, cousins, godfather, grandmutti, amis et tout le reste. Et il suffirait d'un coup de pouce pour que tout s'agite et se mêle... Je verrai bien une pizza le 1er décembre. A discuter.


Quant à nous. Vous et moi. Merci de votre fidélité, vos encouragements, vos remarques et vos sourires. Passez quand vous voulez. Cette porte reste ouverte pour un moment. Et si vous cherchez où me trouver... Vous y arriverez aisément : suivez les rires, les sourires, les Esros et autres Fuck. Je ne serai pas loin.

jeudi 1 novembre 2007

Un mois

Et voilà. Déjà un mois de nouvelle vie. Vie internationale. La belle vie.


Un petit montage parlera plus à mes souvenirs que tout autre chose.
Enjoy!





Un mois de magie. Et tant d'autres à venir!
Merci pour votre passage aujourd'hui, hier, demain et les autres!

lundi 29 octobre 2007

5ème semaine. Vacances...?

La vie étudiante est loin d'être des plus reposantes. Les sorties, les soirées trop arrosées, les courses, le ménage, la détente et les cours s'ajoutent à une course contre la montre impitoyable qui a pour seul enjeu la réussite. Pourtant, était ce une raison valable pour faire de ce blog un espace commun aux autres, où l'écriture n'a même plus sa place dominante et dont le seul but est de relater la fête de la veille avec une économie considérable de mots? Sincèrement, je ne pense pas. C'est pourquoi aujourd'hui est un tournant historique dans notre vie à tous, car je le clamerai haut et fort, cracherait sur les tombes de mes opposants et continuerait à lever haut cette nouvelle affiche : Je me réapproprie mes écrits, j'y passe à nouveau du temps afin de peser chaque mot et de ne pas faire dans l'inutile rengaine "hier soir on a kiffé à mort on s'est bourré la tronche comme des cuvards et on a déguelé dans le lavabo!". Ce n'est pas ce que j'ai envie d'écrire, et ce n'est sûrement pas ce que vous avez envie de lire. C'est donc parti à nouveau pour un vrai blog sur une vraie vie dans une vraie fac avec de vrais amis.


A l'université, il faut des nerfs en acier pour afficher toujours votre plus grand sourire colgate. Tout joue contre vous. Le temps. La fatigue. Les cours. Les devoirs. L'ennui agémenté de solitude dans votre chambre pendant les "heures creuses". L'avenir. Vous vous enfoncez de jour en jour vers une tâche noire et c'est l'une des raisons pour lesquelles les cours commencent déjà à se vider, semaines après semaines. Pour lutter contre tout ça, vous avez -- du moins vous devriez en avoir -- des amis. Fidèles ou non, présents ou non, anciens ou non, on s'en moque. Il se peut que vous vous sentiez plus à votre aise parmi des inconnus que vous croyez connaître que parmi les gens que vous connaissez depuis le collège. Il se peut que vous préfériez passer du temps avec certaines personnes quand vous devriez être présent pour d'autres. Il se peut que vous ayez tout simplement besoin de les rassembler mais que dans ce monde ce soit l'une des tâches les moins aisées. Cependant, vous avez des tas d'amis. Et ils vous aident à vous faire une place dans le nouveau monde qui vous entoure. Ils vous protègent, vous conseillent, mais peuvent aussi vous arrêter quand vous allez trop loin. Chacun à son opinion, et personne ne la donnera, de peur d'influencer ou de blesser. Aucune routine. Aucun temps mort. Sauf les journées sans cours. Vendredi. Samedi. Dimanche. Les nuits du week end sont bien sûr pleines et agitées. Mais les journées sont vides et relaxantes. Le moment de travailler enfin sur vos cours. Malgré tout ça, vous savez que vous pourrez toujours compter sur quelqu'un ici. Que si vous sentez un jour vos épaules céder, vos genoux trembler et votre moral sombrer, vous n'avez qu'à frapper à l'une de ces nombreuses portes, et peu importe quel en soit le propriétaire, il saura vous redonner l'espoir. Et c'est l'une des plus belles choses qu'un étudiant puisse connaître à l'université, et vous savez que vous n'aurez jamais peur d'être seul ou jeune. Comment ne pas avoir le moral dans de telles conditions?


[Pour ton anniversaire, on fera une fête. Mais pas ce genre de fête que l'on fait tous les jours. On commencera le lundi à minuit. Et on finira le mercredi matin. Comme ça tu sauras ce que sait que d'avoir 18 ans.]

Cette fête ne se fera peut être pas sous ce plan là, il faudrait pouvoir assumer les cours du mardi et du mercredi sans problèmes, surtout que nous devrions avoir un avant goût des partiels cette semaine là. Ce que je redoute le plus c'est un examen le 5 décembre. Je ne serai pas capable de ne pas faire la fête la veille. L'étudiant est un rebelle dans l'âme, toujours à chercher la plage, mais il ne faut pas jouer avec les anniversaires. En résumé, dans "exactemento" trente sept jours j'aurai, je l'espère, l'une des meilleures soirées ici. Et c'est dur à faire, car tous les matins, au réveil (c'est à dire à 16h) on se dit tous les uns aux autres "Hier c'était la meilleure nuit depuis qu'on est arrivé!" Quand on analyse la situation, pour passer une très bonne soirée il ne suffit pas de choisir un bon endroit. Tout ce qui importe c'est d'être entouré des bonnes personnes. Les nuits sont bien plus belles que les journées ici, c'est indéniable!


En plus d'être errintante, cette vie est coûteuse. Heureusement, grâce à Douglas, je ne suis jamais à court d'argent. Surtout quand ce malin appuie sur la touche 200€ quand j'en retire 20. Mais c'était sans compter la ténacité de mon banquier qui a tout simplement... rejeter ma carte. Au moins, je n'ai pas eu 200€ à dépenser et j'ai pu retirer mes 20 petits euros. Dépensés hier à la foire. Alors que j'avais prévu de passer une soirée si tranquille, loin de la débauche des soirées précédentes -- en résumé pour les 16 ans de Stéphanie nous avons TOUS eu la tête à l'envers et cela très tôt... Les bouteilles que Doug et moi même gardions pour une occasion spéciale ont servi. Trop servi. -- Toujours est il que, passant dire bonjour à mes voisins de batîment, je me suis fait entraîné jusqu'à la foire St Romain. Et que j'en aurai pour longtemps des étoiles plein le bol. Jamais, je dis bien jamais, je n'ai eu un tel fou rire que celui que Doug et moi avons partagé, la tête dans le vide. Marcher tels Brad Pitt et Angelina Jolie dans Mr&Mrs Smith avec Fotini, c'était extra. La chaleur des churros, les sourires des badauts, l'estomac retourné, les cris des gens, les sourires, la musique, la joie tout simplement. Retour déjà programmé. Et dire que je n'aurai toujours pas mon appareil photo. Vivement que je l'ai, tant de moments que je n'ai pas eu la chance d'immortaliser autrement que par mes souvenirs, et tant de souvenirs qui ne restent pas plus que le temps d'une soirée.

L'incertitude règne encore quant à nos cours demain. La faculté est assiégée depuis jeudi soir, étudiants et professeurs s'étant mis d'accord pour barricader les locaux en guise de représailles contre le gouvernement et la loi Précresse. Demain le blocage devrait se poursuivre. Du moins le matin. L'AG devrait voter la fin ou non de ce mouvement. Le plus dur étant de se lever d'une heure matinale pour RIEN. Tout en sonnant l'alarme "partiels", car ils sont proches déjà et personne n'a envie de rater son année, surtout pas moi. J'ai envie de partir en Angleterre l'année prochaine, y faire ma deuxième année, découvrir de nouvelles choses. Mais surtout pas refaire une première année ici. Pas pour les cours. Surtout pour la nostalgie de celle ci qu'une telle condition engendrerait.

J'aurai aimé posté cet article ce soir. Mais la connexion en a décidé autrement semble-t-il. Tant pis. Je vais aller me faire à manger, potasser quelques cours et dormir une longue nuit de sommeil, la première depuis si longtemps. A bientôt. Bonnes vacances aux chanceux. Bon courage aux autres.

jeudi 25 octobre 2007

Vacances? Non. Enfin un peu!

Cela fait déjà pas mal de temps que je n'ai rien posté... Moi qui vous promettait la lune, des photos, des ragots, des potos! Et je ne vous donne rien? C'est que j'aime jouer avec votre patience, et comme dirait Marie, il faut faire monter le désir! Sans plus attendre, on balance tout!

Quelles sont les nouvelles du front?

Un blessé à la guerre. Brice -- français, vous y croyez? -- nous a quitté pour les murs blancs d'un hôpital il y a déjà quatre jours. Comme si un coup de crosse de hockey dans le genou empêchait de marcher... ha ces acteurs! Blague à part, nous lui souhaitons un bon rétablissement et un seul mot d'ordre : REVIENS NOUS VITE!

La semaine dernière, jeudi donc, alors que je devais passer une soirée tranquille, que je m'étais dit que je ne toucherai à aucune goutte d'alcool, Douglas, le Big Bro comme on se dit, m'incite à le suivre dans une fête dont lui même ne sait pas grand chose, mais là est toute sa philosophie : "je n'ai jamais de plans". Directon la résidence du Panorama, où nous... attendez j'ai pas déjà raconté tout ça? Après maintes vérifications : non... Je reprends!

Nous sommes allés au Panorama, où nous avons commencé à boire un peu. Quelques blagues et humiliations après, nous décidons d'aller à l'underground pour... boire encore un peu plus. Là bas, nous décidons de continuer la soirée en boite. Direction le D3 où... bon je ne vous ferait pas un dessin, nous étions bien saouls, ivres, tous autant que nous sommes. Pour rentrer, pas même besoin de taxi, nous sommes partis à l'heure où les bus du matin circulent déjà! Doug m'aura gentiment sauvé la mise en me rappelant où nous vivions -- mais il a eu du mal à retrouver la résidence, et Doug tient l'alcool comme ... une fille!

Bref cette soirée était l'une des meilleures passées ici et les photos ... ne nous montrent pas sous nos meilleurs angles...



Les "Bro" au sortir de la boîte... Doug semble frais... Il ne l'était pas!

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Miguel et moi même, au tout début des festivités



Corinne et Douglas, sur la piste de danse.




Pourquoi j'escalade ce camion? Qu'est ce qui m'en donne le droit?





Taddaaaaa! C'est MON camion!



Bref, une très bonne soirée. Hier soir, nous devions aller manger dans une "kébaberie" (encore une invention so british de Doug...) puis se ballader en ville. Mais le programme a été légèrement modifié quand l'apéro a duré jusqu'à 21h. Nous sommes donc allé voir une représentation théâtrale d'improvisation. Si j'ai aimé? A peu près, les acteurs étaient assez bons, mais parfois c'était un peu trop... humour français. Quant à mes amis étrangers... Ils n'ont pas tout saisi -- pour ne pas dire rien. Le meilleur moment de la soirée? L'impro météo internationale, où chacun son tour nous nous faisions charier par les autres...


Enfin, aujourd'hui, après la LONGUE journée de cours qui continue, nous allons à une soirée plage -- vos yeux ne vous font en aucun cas défaut -- à l'Underground. Et nous finirons sûrement en boîte. Des photos peut être^^ Il m'en reste tant à récupérer!

Mais voici le photoshot de ma chambre!





lundi 22 octobre 2007

***

Un lundi matin ne peut pas mieux commencer. Votre téléphone vibre. Plusieurs fois. Vos amis de galère germanique vous abandonnent à votre triste sort. Personne ne va dans ce cours d'allemand où tout le monde est largué. Et pourtant, face à l'adversité et au coup du sort, un seul se relève et prend les choses en main, pensant que c'est la voie du progrès que celle qu'emprunte l'étudiant qui va en cours. Tentant de ramener vos amis dans le droit chemin vous leur demandez, sûr de vous, s'il existe l'once d'une bonne raison pour qu'ils ne vous accompagnent pas.
"Mon genou a empiré, je me fais opérer demain matin, repos obligatoire aujourd'hui"
... Ok, il y en avait une. Vous n'osez même plus demander aux autres, de peur de lire un enterrement, une dépression, une tentative de quoi que ce soit, bref que du beau et l'ensoleillé en ce lundi matin. Vous vous maudissez d'avoir un si bon niveau en allemand, car là est la seule raison pour laquelle vous allez en cours, seul, ce matin. Vous savez parler allemand. Aussi bien que Mozart devait peindre. Et croyez moi, d'ici là que Mozart expose au Louvre, on a un peu de temps devant nous. Aller en cours d'allemand, même si celui ci ne vous fera pas progresser, car aucun cours, que des exercices... Que vous ne comprenez pas de surcroît, hé! Sinon on dirait que l'université, c'est les vacances tous les jours! Du coup... Est ce que ça vaut vraiment le coup de préférer le froid de dehors à l'intérieur de votre couette? A quatre minutes du départ, cette question est cruciale. Il faut quand même tenter de progresser. Mais en même temps c'est vers deux heures de bonne galère solitaire que je m'envois, autant dire vers un mur... Trois minutes. Deux minutes. J'y vais. C'est soit ça, soit je bosse ma civilisation britannique. Et le choix n'est pas si aisé, parce que dans les deux cas c'est prise de tête / doliprane assuré. Une minute.

[...]

Il est maintenant 15h31. Est ce que vous êtes allé en allemand ce matin? Oui? Non? Peut être? Allez, cessons ce suspens interminable, je sens déjà les coeurs lâcher. Oui, en effet, l'étudiant modèle y est allé, il s'est comme toujours assis au premier rang (en partant du fond), et a fait l'agréable rencontre d'une française. Agréable dit il? En fait, il connait trop peu de français depuis son arrivée ici, mascotte Erasmus oblige. Mais c'était sans compter l'arrivée de ... (note personnelle, penser à leur REdemander leurs prénoms), deux polonais rencontrés jeudi soir (l'étudiant modèle sort beaucoup, surtout le jeudi soir, où il est autorisé à prendre la cuite du siècle chaque semaine, et il échoue rarement). En bref, des têtes connues. Et le gentil professeur, à peine 28 ans, qui se rebelle contre les portables qui sonnent! Screugneugneu -- qui en allemand donnerait un truc du genre "ralfchkrischungstètichkaït" à tous les coups -- Encore un portable!? Non, en fait Mr, ça fait cinq minutes que cette sonnerie stridente annonce un test alarme incendie... Vraiment, ça valait le déplacement, et l'étudiant modèle est tout heureux de ne pas avoir cédé à la tentation de rester au chaud, d'avoir bravé le froid polaire de l'université.

Après ce cours de deux fois une heure en une seule fois -- les plus malins auront compris deux heures, mais l'étudiant modèle voulait appuyer sur le fait que la pause syndicale n'existe sûrement pas en Allemagne -- vous retournez vers chez vous, où Blanche Neige n'aura pas préparé le déjeuner, ni fait le ménage d'ailleurs. Sur le chemin, vous croisez Julia, l'allemande que vous voyez tous les jours puisque vous êtes voisins de batîment. Après une petite discussion -- 10 minutes quand même, Blanche neige va gueuler et la soupe refroidire -- vous vous remettez en route, pour tomber sur Katia, l'écossaise née à Londre et qui vit à New York -- note personnelle bis : penser à éclaircir cette situation pour le bien de nos méninges à tous -- et c'est reparti pour une discussion. Déjà vous imaginez Blanche Neige, les bras croisés sur la table, les yeux balançant entre l'horloge et la porte d'entrée, un rouleau à patisserie posé soigneusement près de l'une de ses mains. L'étudiant modèle redémarre. Arrivé à hauteur de la résidence, il se dit qu'il va enfin pouvoir embrasser Blanche Neige au coin de la cheminée, mais c'est sans compter l'arrivée de ... Anne? Katarina? Une allemande en tout cas, qui lui fait de grands signes. Serait ce l'annonce d'une soirée Erasmus? Un pot de Nutella qui se ballade? Non. Rien de tout cela. Elle se demandait juste où j'étais passé ce week end. Du coup, quand l'étudiant modèle ouvre sa porte, no Blanche Neige, la ménagère a fait ses paquets et a pris le premier taxi qui la déposerait chez sa pote la belle au bois dormant. Intérieurement, on rit tous. Parce que d'ici là que la blondasse entende la brunette sonner, elle a le temps de revenir!

[...]

Il est maintenant 17h39. L'étudiant modèle a presque bouclé sa civilisation britannique pour mercredi. Peut être l'une des matières les plus barbantes ici. Pourtant, tout est interressant. Sauf ça. Vivement le deuxième semestre et la civilisation Américaine. Il a travaillé comme un acharné depuis deux jours, il ne sait pas pourquoi. Peut être le froid. Toujours est il que, le chauffage à fond, ici on est bien mieux que là bas. Où est là bas? Un peu partout. Sauf les endroits qui nous tiennent à coeur. Là bas c'est la prison, l'asile, l'hôpital, le restaurant universitaire, le collège, le désert, ailleurs. Msn ne marche pas ici, en tout cas il marche de moins en moins bien, et ça ne sert à rien de rester en contact par ce moyen. Facebook. Ici même. Téléphone. Courrier. Bref, les bons vieux usages antérieurs à msn! L'étudiant modèle se dope à Just Jack, Pop britannique découlant sur des moments raps à déprimer. Mais tellement beau. Il se repasse la même chanson depuis maintenant plus d'une heure, n'attendant que la fin et la répétition d'une phrase simple : I really want you to stay but I know you have to go. Avec l'accent du chanteur et le fond instrumental, c'est tout simplement de la drogue, et c'est de la bonne. Il vous postera la chanson si elle est sur radioblog, comme ça vous saurez peut être pourquoi l'étudiant modèle adore regarder la forêt border sa fenêtre sur cette musique.

L'étudiant modèle est finalement endormi. Il est presque 18h. Et c'est au tour d'Anthony de rentrer sur la scène. Sociabilité, discussions passionnées, cuisiner, manger, sortir un peu. Anthony n'a pas touché une seule bouteille d'alcool depuis sa superbe cuite endiablée jeudi soir. Mais les bières refroidissent au frigidaire, en vue du prochain apéritif. Sur ce, bonne soirée à tous, plein de bonnes choses et le moins de mauvaises choses qu'il est humainement possible d'accumuler. A bientôt.



Mourning Morning Lyrics

jeudi 18 octobre 2007

Les aléas du direct

Première journée mitigée ici. Peut être du à la grève. La crève. Le manque de cours. Le froid. Le manque de personnes ici. Toujours est il qu'une scène plutôt marrante avec du recul s'est déroulée chez Clémentine.

J'ai prêté l'un de mes livres préférés à Douglas, pour qu'il travaille son français tout en abordant les cultissimes oeuvres françaises. Il était heureux de tenir enfin dans ses mains un exemplaire de LE PETIT PRINCE de St Exupery. Il ne l'a toujours pas lu, encore faudrait il qu'ici quelqu'un ait le temps de faire quoi que ce soit en mode extra... Cela nous amène à la discussion de ce début d'après midi, chez Clémentine. On parlait de ce livre, qu'elle a lu à l'école et moi il y a quelques mois. Et quand je lui fais part de mon émotion quand je termine ce livre, elle me regarde les yeux grands ouverts et me dit : mais c'est super joli! il retourne sur sa planète et puis c'est tout!

Je prends alors son propre exemplaire du livre, et lui lit les derniers chapitres. Ma voix tremble de plus en plus quand j'arrive aux derniers mots, et je relève la tête, croisant le regard mouillé de clémentine qui a enfin compris que le prince se suicide à la fin de l'histoire. Petit coup dur, en pleurs à cause du petit prince on se met à rire, nervosité accentuée oblige, et Clémentine s'échoue dans son mur sans le vouloir. A partir de là, tout ira pour le mieux. Entre l'explication d'une vanne de Douglas -- en français -- que Clémentine n'avait pas compris, le petit spectacle des peluches et le délire My moon My man, on retrouve vite la pèche.

Quelques minutes plus tard, Douglas qui me ramène mon toaster avant d'aller jouer au foot. Possible programme de la soirée : Las Vegas, soirée navet retro... Je viens de réaliser que le Las Vegas, c'est la boite où travaille un de mes voisins en tant que videur. Et que j'espère qu'ils ne demanderont pas de carte d'identité. Sinon soirée niquée... Vivement mes 18 ans. Quoique depuis que je suis ici je n'ai eu aucun problème pour entrer dans les clubs, mais sans mention soirée étudiants, j'ai peur que le contrôle soit plus...dur. Mais comme c'est l'ESC qui l'organise... On verra ça ce soir!

Demain retour à Evreux. Et j'ai envie de retourner à Evreux. Juste me relaxer un peu loin de l'activité non stop d'ici. En espérant que je serai en harmonie avec tout le monde pendant 76 heures là bas. Et deux jours et demie passent si vite. Et mon père de permanence de surcroit...

Quant à la mauvaise nouvelle du jour : je me tue à essayer de comprendre pourquoi MSN me fait autant de misères... Je ne reçois pas toujours les réponses de mes contacts et ne reçoivent pas souvent les miennes... Pour vexer qqn qui croit que vous ne lui répondez pas, je ne vois pas mieux!

mardi 16 octobre 2007

Le ciseaux power


Je profite du calme avant la tempête pour poster quelques nouvelles, et commencer (enfin) à mettre quelques photos, en attendant le transfert de celles de Fotini! De quoi est fait ce début de semaine?

Tout d'abord, beaucoup, beaucoup de soleil, l'occasion de ressortir l'accessoire Jules de la mort qui tue, j'ai nommé les lunnettes de pilote! D'un bleu azuré, s'alliant parfaitement à la couleur d'un ciel peu couvert et refletant le soleil dans les yeux de ceux qui vous regardent de trop près, c'est l'objet indispensable qui ne me quitte jamais. Quand il pleut, je suis parfois persuadé que de les porter nous ramènera le soleil, en fait le seul changement c'est que je ne vois rien sous les verres sombres sans soleil...

Hier soir, petite visite de routine chez les voisins d'Erasmus. Visite qui a tourné au soap opera. Entre Doug/Momie, Irène Roller, et Miguel examen, ça tourne vite à la TV réalité dans le batiment. 20h47, mon ventre gargouille, et encore c'est un bel oephémisme que de dire cela de la sorte, et Fotini me force à lui demander de me préparer à manger. Réflexe Douglas en marche! Dans la salle cuisine, alors que trois étudiants deviennent incontrolable (c'est nous^^), une allemande répondant au nom de Katarina me parle et hurle quand elle apprend que je n'ai "que" 17 ans. Moyenne d'âge dans les environs : 21 ans... Et elle a 23... Ok, je suis maintenant connu comme le petit français, et j'ai une famille d'étrangers pour "veiller" sur moi! C'est compliqué jusque là? On engage la deuxième mes amis!
J'ai un english big brother : Douglas.
Auquel s'est rajoutée une Greek Big Sister : Fotini(nu)
Et j'ai une Greek little sister, plus vieille mais Fotini est jalouse autrement... : Fotini(net)
Une Greek cousine : Irene
Un Spanish uncle : Miguel
J'ai oublié la suite de la famille, c'est extrêmement compliqué, parce que j'ai une grand mutti allemande, et ça part comme ça dans tous les sens.

Bref, cette petite visite d'une demie heure s'est finie en soirée Pictionnary, en français donc personne d'avantagé (sauf le petit français qui n'avait jamais pris le taxi) et tout le monde joue avec un dictionnaire différent! C'est hallucinant comme mode de jeu mais au moins ils travaillent leur français. Mais avant de jouer, il faut savoir qui commence : jeu internationnal, le bon vieux pierre feuille ciseaux. Là c'est devenu affolant. Sept personnes. Sept cerveaux complètement différents. Sept fois les ciseaux! Miguel voyait déjà des extra terrestres quand Doug et moi l'avons "rassuré" en parlant de nos super pouvoirs. Cette histoire nous colle à la peau depuis déjà bientôt trois semaines et elle nous fait toujours autant rire.

Toujours est il que minuit passé j'ai pris les choses en main : je suis allé me coucher et tout le monde a fait de même (je suis le boss ici, faut pas croire!). Le problème, c'est que les au revoirs s'étendent facilement dans une grande famille où personne ne parle la même langue. Résultat, une demie heure plus tard, j'ouvrai avec peine la porte de ma chambre.



Ce matin. Il faut que je me trouve un réveil plus relaxant. Parce que j'ai l'impression que mon rythme cardiaque s'affaiblit à chaque sonnerie stridante, rappelant les appareils d'hôpitaux qui s'agitent quand on perd un patient -- souvent suivi par "heure du décès : XXhXX -- tout pour bien commencer une journée en somme! Après une douche chaude -- et là tout le monde fait wow avec moi s'il vous plait -- je m'habille. Alors que je me coiffe dans ma "salle de bain" (mouarf), la porte d'entrée (remouarf) s'ouvre à la volée, laissant apparaître Pénélope en pyjama, dont le premier cours commence dans 8 minute et quelques 12 secondes. Elle le déplace, elle s'est -- encore -- ratée. On prend donc un petit déjeuner ensemble (je continue les mouarfs) : Toast au nutella avalé d'un trait, verre de jus d'orange qui suit aussi vite et tadaaa c'est fait. Elle s'en va finir de de se préparer et je fais de même. Trente secondes plus tard, on frappe à la porte. J'ouvre, toujours en train de me coiffer, Olivia derrière, prête à partir. Héhé. Je la retrouverai devant l'amphi ving minutes plus tard (mais à l'heure!).

Amphi 2. On l'a enfin trouvé. On était dans le mauvais amphi depuis deux semaines, voilà pourquoi on n'avait pas de cours de linguistique... MOUARF! Le cours magistral est beaucoup plus motivant que celui de Littérature anglophone, seulement la prof ne doit pas savoir qu'elle a un micro posé sur le bureau... Bref, place au fond : à proscrire.

TD de linguistique. Après le CM, le TD. Prof différent, très différent. Le genre de prof qui en plein cours vous raconte qu'il a une amie en chine, et que le mari de cette dernière... Vous voyez? Très interressant mais le rapport avec la linguistique? Ha c'est que ce cours va être fermé dès la fin de la séance? Et qu'on doit trouver un autre crénau? ... Cool! Pour répondre à ma chère Maman, elle peut me prendre un rendez vous chez le coiffeur, j'ai toujours beaucoup trop de cheveux!

CM de littérature. Avant que le cours ne débute, un étudiant en colère vient nous parler de la réforme sur les universités. Discours assez confus mais interressant. J'ai compris Michelin, Renault, Sciences humaines, AG. Et quand il invite l'amphi à boycotter le cours pour suivre la dite AG, c'est la moitié des étudiants qui me passe devant, et ce sous le regard désabusé de la prof, c'était le bon moment pour une photo. Du coup, en petit comité... c'est toujours aussi dur à suivre dans le brouaha continuel. Mais la prof était détendue, ça change des CM précédents...

13h20. R.U. Des étudiants en manque de nourriture, ça rue dans les brancards. Du moment qu'il n'y a pas de frites, on prend. Alors... Self 1 : fermé. Self 2 : Pas de frites! Self 3 : fermé. Direction self 2. Ce qui est bien là bas, c'est qu'on garde le mystère jusqu'au bout, la file d'attente étant des escaliers en collimaçon, on ne peut pas voir si le menu colle à ce qui était écrit en bas. Et, une fois arrivés en haut, on admire ... des frites... Et des pâtes! Mais ce soir c'est Pasta Party alors, un peu de frite s'il vous plaît, le sourire en moins par rapport aux morfales qui se resservent une troisième fois.

16h. Fin des cours. Et début des devoirs. Deux heures plus tard, désoeuvré, je décide de prendre quelques photos de ma chambre avec mon cher PC. Dilemme atroce : je range ou pas avant? J'ai décidé de jouer franc jeu : j'ai laissé tel quel! Et tout de suite je vous offre les photos. En attendant Péné et les LARDONS pour faire les pâtes pour la Pasta Party de ce soir. On va être terriblement en retard!!!!


A jeudi pour les photos!

lundi 15 octobre 2007

Qui a lu Jane Eyre?

-Qui a lu Jane Eyre?

Cette question, on l'entend toutes les semaines dans le cours de la fabuleuse Lee, seulement, elle est à chaque fois suivie par

-You have to read it! Lisez le. SVP. Ou regardez le film. Sachez ce qui s'y passe au moins.

Le rythme de travail s'accentue, je viens de terminer trois heures de devoirs qui ont fait suite à deux heures de cours d'allemand et une heure d'expression orale. Cependant, c'est toujours aussi plaisant d'aller en cours, ici. On croise rarement les mêmes têtes et quand on croise des gens connus, on est souvent ravi de les revoir.

-Vlad! ... Qu'est ce que tu fous ici?!

Blague à part, l'ambiance est de plus en plus mouvementée, entre les petits apéros impro, les cours à domicile (ha ce cher douglas et le son OU), les paris, les fêtes... Demain, deux français créent l'évènement : Pasta Party à la résidence! Spécialement pour fêter les deux semaines de cours, Pénélope et moi même créons tout, même si tout erasmus a déjà proposé son aide (que l'on a accepté sans sourciller^^)

Demain, premier cours de linguistique française. On va enfin savoir si on a déjà loupé deux semaines de cours ou non, sachant que personne ne sait quand ce cours commence officiellement. Avec ce cours, on atteint deux cours magistraux le même jour. Si la linguistique me fait m'arracher autant de cheveux que la littérature anglophone en amphi, je suis chauve dans ving quatre petites heures!

Le monde étudiant Rouennais est en ébullition : aucune affiche pour la semaine... Pas de soirée au Panorama? Pas de soirée au Big Ben? Ni au Highlands? Ha si, mais c'est pas vraiment pour nous et on préfère ne pas payer 2€ l'entrée si on s'ennuit.

Les cours de la semaine sont terriblement menacés. Grève des transports oblige, les professeurs nous alarment sur des possibles reports de cours. Bon je m'interrompt deux minutes, ça sent la nourriture là et je ne prépare rien à manger! ... Mon esprit me joue des tours. Et en plus j'ai le nez bouché alors... Toujours est il que j'ai l'impression que ça sent les raviolis mes amis!

Sur ce, je vous abandonne, j'ai des poubelles à descendre :p
A bientôt, en espérant que vous prenez toujours autant de plaisir à me lire et que, comme ma mère, vous arrivez enfin à me laisser des commentaires!

vendredi 12 octobre 2007

Commentaires

SI votre PC vous présente une bande de lettres genre jksdfghd quand vous laissez un commentaire, rentrez les dans l'espace prévu à cet effet, ceci prouvera que vous n'êtes pas une machine à chaine. Voilà pourquoi ma chère MOMAN ne pouvait pas me laisser de commentaires!

A la prochaine ;-)

Je veux des Toasts!

C'est amusant comme de nos jours plus aucune valeur n'est respectée par les jeunes de la nouvelle génération! Jaugeons plutôt.


Jeudi, 21h17, porte ouverte dans ma chambre, un léger murmure s'élève du fond du couloir, léger accent anglais et un seul mot : AAAAAANNNNNNTTTTTTHHHHHOOOOOOONNNNNNYYYYY!

En effet, l'ironie est cachée subtilement dans la phrase précédente. Bref, toujours est il que ce cher Douglas, arrivant tout triomphant de son tournoi de foot, passe me chercher pour sortir (le premier qui dit encore ... ne sera sûrement pas le dernier.) Il s'assoit généreusement sur mon lit -- pour ne pas dire "s'étale de tout son long et il est bien grand sur une pile de fringues posées sur mon matelas" --, se penche en avant et ouvre le frigidaire, puis, de sa voix suave et romantique, me susurre à l'oreille :
-T'as pas des beers au frizer?!
-Nan, mais t'en as dans la salle d'eau!
-Ha ouais, c'est bien, c'est bien.

Quelques minutes plus tard, alors qu'il faut aller prendre le bus pour rejoindre la soirée et les autres, nous nous levons péniblement, quittant de nos yeux l'internet miracle qui marche pour une fois, prenons quelques bières au passage -- alors là je précise l'astuce que tout le monde connait : c'est plus bon marché de boire ses propres bières que celles du bar -- et partons d'un pas à présent décidé. A peine descend-t-on la première marche que le téléphone sonne. Pénélope.
-Vous êtes où?
-On descend!
-Où?
-Bah à la résidence!
-Je te vois pas!
-T'es où?
-Dehors!
-Bah là j'y suis!
-Mais où?
-Je lève la main! Doug, lève la main!
-Vous voyez un truc qui lève la main?
-Merci...
C'est à ce moment que Gwen Stefani arrive. Ou du moins The Sweet Escape. Puisque au loin, une voix scande un WHHOOHOOO auquel s'ajoutent nos YIIHOOO et enfin les deux groupes se retrouvent. Première série d'embrassade. On redémarre, Doug a le téléphone qui "tremble". Le troisième groupe est derrnière nous. Ils nous rejoindront dans le bus. Les français ne veulent pas prendre le 4 avec nous, allez savoir pourquoi. Alors une fois de plus les trois groupes sont séparés.

Arrêt de bus n°1. Douglas et moi. Rejoints par Erasmus et des têtes connues :
-Hey Mia!
-Hey Anthony!
-Marc!
-Ian!
-Ho Matthew!
-Et... t'es qui toi?

Nous attendons le bus, Mia offrant la vodka. Doug partant dans sa philosophie de comptoir :
-Ce serait "rude" de dire que non j'en veux pas!
Le bus arrive enfin, nous montons tous dedans, ce qui se fait rarement sans que tous les regards se tournent vers nous. Puis, l'arrêt d'après, monte un groupe de français. Et :
-Marie? Pénélope? Vous faites quoi?
-Bah ce bus passe une minute avant l'autre alors on prend celui là.

Bref, tout ce petit monde se retrouve au Big Ben, même si au final seulement Erasmus et moi resterons toute la soirée. Après un super petit truc avec Marie (:D je me souviens^^), une super discussion anglophone entre mecs, c'est l'heure des jeux internationaux. Tout le monde est déjà assez allumé, mais là ça empire tout. Trop de jeux, trop de règles, trop de bières. Le bar ferme? Ok! On va chercher un taxi. Problème : Fotini number one, une grecque extra, veut rentrer by foot jusqu'à la résidence. Douglas et moi sommes obligés de lui montrer que nous avons des super powers pour qu'elle accepte de venir avec nous. Et on en a...

Une fois dans le taxi, envie subite, pour tout le monde en même temps, de toasts! Il est 4h du matin et tout le monde veut des toast. La course se termine, le chauffeur annonce le prix : 9,20€. Je m'affiche bien en demandant si c'est par personne, tout le monde se moque du petit jeunot français qui n'avait jamais pris de taxi de sa vie et on rentre. Fotini number 2 et Doug vont chercher des waffles (gauffres), de la strawberry jam et du nutella pendant que Fotini numer one et moi même allons ranger un peu ma chambre et faire chauffer les toasts. Des toasts pendant plus d'une heure, avec des discussions super interressantes genre... en fait je ne me souviens de pas grand chose, mais c'était une super soirée.

Et dimanche soir, les perdants du rugby invitent! en attendant la première soirée made in NOUS : la PASTA PARTY, organisée par Péné et moi même! ARRRRRRIIBBBA!

Bon, maintenant j'arrête d'écrire, j'ai un petit livre de 476 pages à lire pour lundi :D
A bientôt!

jeudi 11 octobre 2007

Les vacances au bord de la fac

On nous parle toujours des même choses : les joies du camping, la vie en communauté sous une tente les soirs d'orage, les soirées autour de la piscine... Mais la fac, après tout, c'est un grand camping, en plus confort!


La vie avec Erasmus bat son plein. Il y a quelques heures nous avons organisé un tournoi de ping pong, Angleterre/France contre Grèce/France, avec dans la première équipe Mrs Douglas et Anthony et dans la seconde Mlles Futini et Pénélope. Ces messieurs ont remporté le championship haut la main.
Ce soir, alors que certains s'envolent vers Barcelona, nous autres décollons pour l'English Night et une petite tournée des bars. Alors qu'Olivia cherche un super haut pour épater la galerie, que Pénélope et Marie regardent un DVD, que Douglas et Miguel jouent au foot, que Futini et Futini se battent pour savoir qui fera la cuisine, la résidence semble s'appaiser quelque peu.

Qu'est ce qui a réellement changé depuis la semaine dernière? On met de l'ambiance, suivant les conseils de nos aînés étrangers. Portes ouvertes, douches à plusieurs (plusieurs dans la salle de douches, pas dans la douche -_-"), paris fous (je traverse le couloir toute nue! Regardez pas!!!!). Une grande communauté d'étudiants délirant, et prêts à tout pour s'amuser un peu après les cours!

Passeront encore beaucoup d'heures tous assis dans le couloir du deuxième étage Erasmus, à parler de tout et de rien, travailler ses langues étrangères (C'est comme les montagnes d'Amsterdam! ... Nan en fait je voulais dire sex shop d'amsterdam...), des matchs de ping pong, des douches en chanson, des yeux pleins de merveilles, des sourires lancés à tout bout de champ, des petites enguelades qui prennent fin à peine commencées, des plans foireux (On a voulu vous retrouvé à Panorapide mais on était trop bourrées, on s'est paumées, en plus on est grecques!), des lendemains difficiles, des coups ratés (juste qu'une embrasse man...), des fautes de français (je devoir aller la pUbelle / ze sais pas qu'est ce que ze dis parce que ze ne comprends pas rien actually!), des fous rires (elle a cru que j'avais fait caca dans les escaliers?!), tant de bons moments qui nous font oublier que nous ne sommes là que depuis deux semaines.

Déjà une grande famille. De l'entraide. De la cuisine fameuse (ze me suis fait una soupe, avec des oeufs, du jambon,... -Dans la soupe?? -Mah je sais pas moi!). Des mots réconfortants (t'es bourré mec). Des crises (Mais t'es nulle?! Cacher ma carte bleue dans mon bonnet?!). Des cours parfois (Moi ze suis en vacances grâce à Erasmus!)

Bref, la belle vie, the good life, la guapa vida, la vita e bella, Die Gute Lebe, Malakas <--- pas vraiment un joli mot, mais c'est du grec quand même!

PS : Je ne reçois que 10% des commentaires envoyés... Allez savoir pourquoi... Désolé!

dimanche 7 octobre 2007

Métro, Boulot, mais jamais Dodo

Grande nouvelle! Vous lisez ceci parce que j'ai enfin internet à l'université! Plus besoin d'aller à la bibliothèque sur le campus, je me connecte directement de chez moi! Cette nuit, c'était comment? Comment s'est passé le retour? Tout ça maintenant, en direct!


Paris, c'est la folie. Mais quand on est dans une bande Erasmus, on redécouvre une ville. C'est sûr il faut aimer marcher, n'est pas les filles? Il ne faut pas craindre le froid, ne pas avoir peur de manger un peu tard (4h00 am sur les champs elysées), supporter l'alcool, et ne pas avoir peur des cernes!


Mais il en faut plus pour effrayer mon accolyte de Southampton! La france affrontant l'angleterre samedi prochain, on remet ça ensemble, on file vers paris pour regarder le match sur grand écran. Et peu importe l'issue du match, lui comme moi supportons les deux équipes. Il nous faut juste un peu plus d'organisation que cette nuit... passer la nuit dehors... c'est pas géant.


Le retour ici a été dur pour mes parents, surtout que l'on ne s'est pas beaucoup vu ce week end. Je culpabilise à un point, c'est inouï... D'autant plus que ce week end je retourne sur Paris. Je les verrai sûrement vendredi, même si je repars le lendemain... Je comprends que ce soit dur pour eux, mais je pense qu'ils ont été extrêmement soulagé de me savoir si bien intégré (même si en fait je connais beaucoup moins de français que d'anglais, américains, irlandais, espagnols, etc).


J'ai décidé de pousser le voisinage à son paroxysme, sous les conseils des Erasmus : ma porte n'est plus fermée... sauf quand je dors ou que je ne suis pas là bien sûr, ça va de soi. Seulement, j'ai l'escalier le moins fréquenté apparement... tant pis, j'attends Douglas!


En résumé, encore une semaine qui démarre dès demain, même si celle là risque d'être plus fatigante, début des cours oblige... (je précise : une fille vient de passer devant ma porte, mon étage est donc habité!)


En espérant que tout va bien pour vous tous! Take care!

samedi 6 octobre 2007

L'auberge (espagnole) Rouennaise

De retour à Evreux. Mais un retour plutôt marrant. Commençons par le commencement, les cours!

Il faut savoir que la plupart de mes profs sont des lecteurs, c'est à dire des jeunes d'une vingtaine d'années en stage d'un an ou plus en France. Donc il est fréquent de les retrouver aussi saoul que vous dans une boîte le soir, et vous vous imaginez souvent votre vieux prof de français du collège totalement stone se déhanchant sur Rihanna, une bière à la main. Vous arrêtez aussitôt.

Les cours sont diamétralement opposés à ceux des années précédentes. Pas de règles, pas d'agenda, pas de profs à vous demander de prendre des notes. Juste quelqu'un en face de vous, plus ou moins vieux par rapport à vous, motivé et à fond dans ce qu'il dit. Et à vous d'écouter ou non. De travailler ou pas chez vous.

Ha ce chez nous. Une petite résidence sympa. Deux bâtiments. Et un beaucoup plus familial que l'autre. Le bâtiment d'à côté, tous mes voisins, ERASMUS! Comment j'ai rencontré un paquet d'étudiants étrangers? Allez je raconte^^

Jeudi soir, la LUNA, vous vous souvenez? Et bien, une fois dans l'appartement de Clémence et Sabrina, il s'est avéré que M6 a diffusé non pas deux mais trois épisodes de Prison Break... Et donc Sabrina a eu une heure de retard. Sur le coup on lui en voulait, parce que l'on savait très bien que la Luna est très côté et qu'il nous fallait arriver tôt. On prend donc le dernier bus, à 00h47 à la gare. Et dans ce bus, un tas d'étranger semblent saouls, des bouteilles à la main. Ils parlent fort, chantent, rient. Et nous on adore! On n'a jamais vu ça dans un bus ici! On descend du bus, et alors que l'on cherche la Luna, Clémence demande tout haut si quelqu'un parle français. Et un jeune homme nous répond "Oui, très bien, on parle tous le français!" avec un accent à couper au couteau, mais très compréhensible quand même. Ils sont tous d'Erasmus, ne se connaissent pas tous et vont à la Luna. On y va tous ensemble. Et sur la route, je rencontre Kristina, jeune et jolie blonde,tout droit arrivant de Finlande. Elle me présente à Douglas, garçon super sympa de Southampton, petite ville portuaire d'Angleterre (entre Porstmouth et Bornemouth, pour ceux à qui ça parle). Ils sont tout de suite devenus de bons amis. Viennent ensuite, non pas dans l'ordre et surement non pas sans erreurs :

Mia, de Mexico
Vlad, de Roumanie (le garçon qui nous a répondu oui on parle français^^)
Matthew, Minnesota, USA (au nord, frontière avec le canada)
M(...)j'ai oublié son prénom, Maroc
Et tellement d'autres, mais bon on avait un peu tous bu donc je me souviens qu'on a vu des espagnols, des irlandais... Beaucoup de monde.

Arrivés à la Luna, tout ce petit monde (c'est le cas de le dire "monde") aperçoit une heure trente de file d'attente avant de pouvoir rentrer. Ils nous proposent alors la tournée des bars. Et on fait la tournée des bars. Une soirée géante. Finie dans une boîte... étrange... Mais ils nous ont fait passer pour Erasmus, et nous n'avons pas payé l'entrée, et avons profité des réductions sur l'alcool.

Après une semaine d'anglais intensif, parler français devient de plus en plus compliqué, et j'ai du mal à m'exprimer à table avec mes parents parfois! Mais tout va pour le mieux là bas! Soyez rassurés!

Hier, vendredi, c'était le grand jour du retour sur Evreux. Après une nuit très courte (on a quitté les Erasmus à 5h), on a traversé toute la rive droite de Rouen chargés comme des mulets. Comique. Une fois arrivé à Evreux, après un peu plus d'une heure de car, on s'ennuie très vite. Jamais la ville ne m'avait paru aussi déserte. Avec un comité d'accueil haut en couleurs à la maison, je me sens chez moi, mais à moitié, mon coeur est resté là haut. Hélène, très vieille amie d'ici ne comprend pas comment en quatre jours j'ai pu mettre Rouen dans ma tête et dans mon coeur, rencontrer autant de gens alors qu'elle y est depuis un an et qu'elle ne se sent toujours pas rouennaise.

Seulement, impossible de rester en place avec une semaine à 100 à l'heure. Impossible de rester sans rien faire! Avec Hélène et Charlène, on pense à une soirée au champ de mars à Paris. Puis un détour par la Belgique nous éclate! Finalement, je reçois un sms en anglais Kristina qui me dit que la bande Erasmus se retrouve au BIG BEN'S CAFFE à Rouen et que j'y suis invité. Ni une ni deux, on attrape Stéphanie, une bonne amie, et direction Rouen. Tournée des bars, club. Nuit de folie. Et surtout, danser avec une de mes profs, Lee (c'est son prénom hein!) qui m'invite jeudi prochain dans un pub. Ok... C'est super différent mais tellement bien la FAC! Rentrés à 5h à Evreux, après un détour par chez mon voisin Douglas, une deuxième nuit géante!

Et ce soir? Je vais réussir à rester sur Evreux? Et bien non. Je retrouve Erasmus à Paris!! Tout de blanc et noir pour la nuit blanche! Et je dois une bière à Doug... L'Angletterre a gagné!


La vie d'étudiant, quand on sait y faire, on la souhaite à tout le monde. Il serait dur d'affirmer que l'on est, à cette heure ci, beaucoup plus heureux que je ne peux l'être. Et tellement de projets! See you!

jeudi 4 octobre 2007

Jeudi, déjà? C'est la LUNA!

Je parviens ENFIN à me connecter quelquue part! Alors je vous laisse ce petit texte tapé hier soir^^

Ce week end plus d'infos!





Deuxième moment de répit depuis Dimanche soir. Et nous sommes? Mercredi, 20h12, et il me reste exactement trois minutes avant l'arrivée d'Olivia et de la pause dîner. La vie étudiante est finalement pleine de rebondissements et si agréable. Petits moments choisis.


Dimanche soir. Gare routière d'Evreux. Clémentine et moi même attendons le car qui nous amènera vers nos résidences respectives. Le bus arrive. Et fermera ses portes juste devant nous, plus de place... J'aurai bien fait descendre tout ceux qui n'allaient qu'à Rouen et qui avaient un car quelques dizaines de minutes après celui là. Bref, mes parents, qui contre ma décision, s'étaient cachés derrière des arbres (avec trois branches qui se battaient en duel, vivons cachés) nous déposeront dans l'heure. Après une visite éclair de "Chez Clémentine", direction "Chez Anthony", pour une nuit qui s'annonce de folie.


Dimanche soir. Résidence le bois, batîment Poussin, Aile A, Chambre 350. "Chez Olivia", quoi. Là bas, on discute, chacun y va de ses appréhensions personnelles, les douches, les soirées, les cours, les devoirs... En attendant des invitées spéciales, trois anciennes camarades de classe de passage exprès pour moi (et ma gastro)! Direction alors "Chez Anthony", où nous pourrons les accueillir.


Dimanche soir. 22h26. Campus de Mont Saint Aignan. La nuit, c'est noir. Et quand déjà vous ne connaissez pas les lieux par belle journée ensoleillée, le soir, pour vous repérer, c'est... spécial. Avec un téléphone relié à celui de Clémence, perdue avec ses deux accolytes Sabrina et Marion, on essaye de se retrouver. Petit bip étrange. Re-petit bip étrange. Puis alerte! Plus de batterie. Quatre personnes, perdues sur le campus. Viennent ensuite les hurlements de détresse des filles. "TUUUU NOOOOUUUS EEEEENNTEEEENDS LAAAAAA?" Et enfin, au détour d'un batîment : "ON EST LA!!!!".



Dimanche soir. 23h30. Toute la petite troupe dans un 9m², ça fait du bruit mais ça fait surtout du bien. Quand vient le moment de tous se quitter et de retourner dans sa chambre, on se sent vidé et fatigué, surtout quand on n'a pas fermé l'oeil depuis plus de 48 heures et que, de surcroît, on a la gastro! Mais pas de tristesse ou de déprime comme on l'entend si souvent. Non. Un fou rire. Tout seul. Quand je vois sur mon lit le téléphone de... Sabrina!


Lundi matin. 7h24. Douches du quatrième étage de l'aile B. Froide.


Mardi midi. 13h15. Pénélope, Clémence, Julien, Olivia et moi même nous dirigeons pour la première fois vers le self de la cafet du Panorama. En parlant de nourriture, Olivia a bientôt dix minutes de retard, j'en profite pour écrire. Bref, trois selfs, trois plats différents. Impossible de prendre du riz avec du rôti de porc si ce dernier est dans le self 3 où ils servent de la choucroute. En définitive, peu de choix. Mais quelle joie de manger un "vrai" repas.


Mardi soir. 20h34. Ch 438. "Chez Anthony". Clémentine, grande déprimée a repéré un asiatique la veille, en face de chez Pénélope. Elle veut donc l'inviter à La Luna, où jeudi soir nous nous éclaterons sur le Dancefloor. Sauf si on nous interdit l'entrée pour cause d'oubli de fringues SO CHIC à Evreux. Le mot anonyme s'écrit alors tout seul. Enfin presque. Au final, il se repose dans ma poubelle.


Mardi soir. 21h46. Ch438 toujours. Clémentine, en forme après tant d'aventures décide de me faire la vaisselle. Elle lave un verre et SHPLING, incassable, incassable, cassé. Premier
petit clash (pas entre elle et moi, mais entre le lavabo et le verre.)


Mercredi soir. Ce soir. Ma chambre. Olivia et moi réalisons que demain elle a trois heure de suite avec Mme M., une prof (un peu) barrée avec le même accent que celui d'un vétérand de la guerre du Golfe, autant dire celui du canard WC (intervention d'Olivia, tous droits d'auteurs réservés). Enorme fou rire. Suivi de l'envol d'une énorme boîte de "Hollywood Sweet Gum". Atterissage en plein sur le nez de la Blonde.

Suivi d'un ... énorme craquage...


"T'es pédé toi? Ha et toi j'ai pas oublié ta gueule par contre! Tu t'enfiles ton coloc? ça va Brout brout? Majdoub!!!'

(Rien compris? Nous non plus en fait....)


Ho et pour conclure, je fais mon lit tous les jours, je m'en sors dans mes devoirs, la douche est à peu près chaude ces derniers jours et enfin j'ai fait le ménage à fond dans ma chambre, jusqu'aux toilettes! Whoohoo Yeehoo!


Enfin, Mercredi soir, 22h14, Oli est toujours sur son "j'ai fait quoi pour que ça m'arrive à moi?!)


A bientôt pour encore plus de craquages, et des infos sur les cours/

mardi 25 septembre 2007

Pour le fans (ou ceux qui ne le sont pas encore)

Une journée de 24h vous laisse bien dix minutes pour observer. Ecouter. Apprécier. Détester. Essayer tout du moins.


Mon coup de coeur du moment. Morceau à la fois triste et... révélateur. Chacun de nous a une fois dans sa vie vécu une nuit de ce genre là.




Mais dans un monde fait de cheveux décolorés et où les platines ne sont pas que des disques, tout s'arrange. Même les tragiques ruptures. Cool.




Parce que quand on aime, on en compte pas et que les remix nous donnent de nouveaux morceaux, des petits bouts d'inédits.




Enfin, pour ma super maman, pour qu'elle danse en scandant Whoohoo Yihoo!




Rien à voir avec la fac? Bien sûr que si! Ces morceaux seront les premiers à passer dans ma chambre U pardi!

Bonne nuit...

lundi 24 septembre 2007

Emballé c'est pesé





Petite musique d'ambiance, un remix du premier tube solo de la grande Gwen Stefani. Fermez les yeux. Imaginez moi emballant tous mes bagages, empilant mes dvds, regardant mes murs plein de nostalgie. Si vous avez fermé les yeux avant de lire ça, il faut les rouvrir maintenant, et recommencer. C'est parti.


Une semaine pleine d'achat. De petites attentions importantes, de produits classés IMPORTANTS, et de petites bêtises qui ne servent à rien. Ma valise est posée à côté de mon bureau depuis quelques jours déjà. J'attendais avec impatience le moment de la remplir, maintenant qu'il approche je le redoute un peu. Déjà ma mère fond en larmes quand il s'agit de m'offrir le dernier roman de Woody Allen, en cadeau de départ. Déjà ma soeur se sent délaissée. Déjà mon père me sourit de plus en plus la nuit avant de me dire au revoir. Comme si ces moments étaient les derniers. Ce ne sont pas les derniers.


Pourtant, les choses prennent le tournant des adieux. Diners, dernières visites au lycée avant un bon moment. Ce n'est pas qu'on ne veut plus partir, c'est juste qu'en fait, malgré que l'on ait attendu un bon paquet de mois avant ce jour, c'est soudain. C'est toujours soudain.


Quant à mon installation, elle s'est faite douloureusement. Pas que ce fût déchirant pour nos petits coeurs! Non! C'est juste que quatre étages, ça fait haut quand on est chargé des pieds à la tête! Et le plus lourd est à déposer demain. On commence à avoir les pieds dedans.


Un orteil à la fois...



(très bientôt, de vrais articles! Bah oui, tant que je ne suis pas à la fac, je meuble^^)

vendredi 21 septembre 2007

Continuations et Renouveaux

Je n'ai pas grand chose à raconter aujourd'hui, mais il est des choses qui méritent que l'on s'arrête un instant, qu'on les regarde le temps d'une minute, et qu'une fois le moment est venu de repartir, on ait aux lèvres le sourire Hollywood d'accroché, et la tête pleine de bonheur.



15 ans. De bons et loyaux services. Il y a déjà quinze ans, cinq petits nains de jardins traversaient pour la première fois le portail de l'école maternelle. On faisait quoi, 66cm de haut? On explorait le monde, en attendant d'avoir le pouvoir de le refaire. Rien n'avait d'importance et notre vocabulaire ne comprenait ni guerre, ni mort, ni viol, ni pornographie, ni douleur, ni même chagrin. On pouvait pleurer une heure mais passer les ving trois autres à rire. On s'est rencontré par hasard. Et on ne s'est jamais lâché. Depuis, notre vocabulaire s'est certes élargi, mais la volonté de refaire le monde demeure. Ce que l'on construit chaque jour de nos cinq vies a 15 ans ces jours ci. Alors bon anniversaire à tout ça.



Seulement, pas le temps de s'arrêter pour faire la fête! Pas même hier soir, pour la première soirée étudiant de l'année au New World, un super virus qui m'a cloué au lit m'a fait manquer ça. Après tout, on a cinquante semaines au final, alors on peut toujours se rattraper (et on le fera).
Le déménagement est pour demain! Croyez moi, avec ma mère, je ne manquerai visiblement de rien, je n'oublierai même pas ma brosse à dent ni tout mon nécessaire à toilette puisqu'elle a tout racheté en double! La nourriture s'entasse déjà et les petits objets déco pour égayer le tout s'annoncent plus difficile à dénicher que je ne le pensais. Bref, pas mal de boulot pour demain! Et il me reste tout mon bazar important à paqueter : consoles, jeux, dvds, cds, livres, magazines, fringues, etc... Et seulement une semaine avant la rentrée!


La semaine prochaine s'annonce forte en "rebondissements"! En effet, jaugez donc : Mardi, je teste le car (oui à 10€ le ticket, ne m'en voulez pas mais je préfère un car avec cinq étoiles), je vais à l'accueil des résidences afin de donner l'attestation d'assurance, puis je vérifie que personne n'habite ma chambre (on rigole, mais ça arrive souvent). Ensuite, Oli et moi mangeons... quelque part... on ne sait pas où pour le moment. Mais le plus important, c'est bien l'attribution des Timetables (emplois du temps, je vais en LLCE Anglais, alors on s'y met tous un peu, ok?), avec à la clé nos horaires. Il suffit de savoir y faire pour avoir l'emploi du temps de rêve. Ensuite on y retourne Vendredi, mais là le jour de l'inscription je n'ai pas compris pourquoi. héhé... Mais on aura aussi les résultats du test de Lundi... héhé bis.


D'ici là, l'installation sera terminée! J'ai vraiment hâte d'y goûter! Je vous souhaite une bonne soirée, en espérant vous voir bientôt! Portez vous bien, et n'hésitez pas à revenir ici bientôt! Bises.

mardi 18 septembre 2007

Star système

Vous savez l'effet que l'on ressent quand on apprécie beaucoup une chanteuse malheureusement à la mode et qu'on tombe sur des révélations genre "La diva n'en fait qu'a sa tête"? On se dit que sous ses airs sympa et fille branchée, elle n'est qu'une preneuse de tête de plus. Puis viennent les collégiens qui s'identifient à elle, chantent ses paroles bien trop explicites sans les comprendre, et vous vous arrachez les cheveux rien que d'assister à ce spectacle. Puis vous la voyez, en vrai, et vous avez du mal à croire ce que racontent les journaux...


La première chose que j'ai voulu faire en sortant de cette salle magique, c'est de partager tout ça avec vous, tous ceux qui me disaient chanceux et qui avaient mille fois raison. Seulement, vous me connaissez, quand je suis dans l'affaire, les choses ne peuvent pas se faire simplement, c'est indéniable. Alors voici pourquoi je ne raconte ça que maintenant.


H-1 avant le départ, le nez qui coule, la tête qui cogne et la gorge qui gratte, je couve un méchant virus apparemment, mais il en faut bien plus pour m'empêcher de monter à Paris voir Gweny Gwen Gwen! Sur la route, Oli et moi débattons gaiement, sujet du jour : "Gwen S. chantera-t-elle ses deux albums ou bien seulement les plus connus de Love.Angel.Music.Baby et l'ensemble des morceaux de The Sweet Escape?"
Arrivés à Bercy, nous tendons joyeusement nos billets au bodyguard effrayant qui, d'un sourire tout aussi effrayant nous dit c'est bon. En sortant de la voiture, Oli m'a dit de ne pas prendre à manger et laisse sa bouteille d'eau, c'est sûrement interdit. Et en effet, un autre bodyguard, seulement cinq pas après le précédent fouille le sac des gens et retire les bouteille d'eau. Et les rendent déshabillées de leur bouchon. Pas grave, on n'aura pas soif! Oli se livre à la fouille du sac, une fois l'affaire dans le sac (...) on s'avance encore mais le bodyguard m'arrête. Houlà, il est encore plus effrayant que son collègue... J'écarte les bras, il me tâte, on ne sait jamais si des fois j'essayais de cacher une bombe sous mon T-Shirt, et nous laisse partir. Après les bodyguards, encore plus effrayant : les bénévole acnéiques de la croix rouge ou du sidaction, bref deux folles furieuses qui se jettent sur nous. En parfaits citoyens que nous sommes, nous prenons la fuite et nous dirigeons vers la salle. Peu de monde est déjà sur place, il y a donc une belle loterie quand à nos sièges (réservés depuis des mois déjà). L'hôtesse "rémunérée au pourboire, je peux vous solliciter la main tendue vers vous?" nous amène vers nos sièges et là, c'est l'explosion. Non, personne n'avait de bombe sous son T-Shirt, mais BOUYA, on est super bien placé, en face de la scène (bon la fosse nous en sépare quand même mais on aurait pu être au fond) et au milieu donc des places de choix. L'attente est insoutenable, les gens commencent à remplir Bercy, et déjà les lumières s'éteignent. Internet nous annonçait Akon en première partie, et... une petite folle en combi phosphorescente saute partout, telle une héroïne de mauvais manga japonnais. Cinq morceaux étranges plus tard elle s'en va et c'est parti pour une heure de folle... attente. Il faut enlever les instruments du groupe précédent et préparer la première partie.

Enfin arrive l'heure où la salle s'éteint à nouveau, la musique commence, les musiciens en hauteur et leur estrade s'ouvre en deux, pour laisser place à une Gwen Stefani dans une prison d'or. Le public s'en donne à coeur joie, Whoohoo Yeehoo à gorges déployées. Gwen assure le show et nous fait un condensé des deux albums, en oubliant quelques unes au passage qui nous auraient donné encore un peu de bonheur. Le concert se termine, les fans reprennent les Whoohoo Yeehoo pour la faire revenir, et elle revient, nous demandant si on fait toujours ça en France ou si c'est juste pour l'occasion. Elle se révèle si humaine, gratifiante, magnifique, bavarde (mais ça n'enlève rien au charme) que la Diva des journaux people semble ne plus exister. A la fin d'un morceau elle descend dans la fosse, et monte jusque dans les gradins qu'elle traverse entourée d'une armada de bodyguards, mais le geste est magnifique. Le rêve est intact. Nous sommes 20 000 dans la salle, et pourtant chacun a l'impression de partager SON moment privilégié avec la blonde platine.


Mais déjà vient la fin du concert. Nous repartons d'un pas moins décidé qu'à l'arrivée, cherchons la voiture dans le parking où tous les fans semblent ne former qu'une grande famille. Voiture retrouvée, direction le périphérique pour rejoindre l'A13. Vous vous souvenez que quand Oli et moi entreprenons de faire quelque chose, rien ne se passe comme prévu? Hier soir n'a pas dérogé à la règle. Arrivés à l'ouverture de l'A13, celle ci est fermée pour des travaux. Héhé, on ne sait plus comment quitter Paris! Une heure trente plus tard, toujours dans Paris, une voiture immatriculée 27 nous sort de l'enfer, et 45 minutes plus tard nous sommes chez nous, fatigués mais toujours dans une bulle pop et électrique. (Pour les fans de la G-night, Bubble Pop Electric n'était pas de la party, mais comme je l'ai dit, ça n'enlève rien au rêve.)


Il est temps de refermer les yeux et de se souvenir, en attendant une petite vidéo pour vous prouver que c'était l'un des plus beaux concerts que Bercy offrira! Merci aussi à mes parents sans qui je n'aurai pas acheté le billet! Et on aurait eu du mal à aller sur Paris aussi sans eux. Gwen Stefani a déjà quitté la France, elle revient quand elle veut, nous serons là!

lundi 17 septembre 2007

"Amuses bouche"

Tel le Lord Britannique tentant d'impressionner Mary ou même Elizabeth, voire les 2 (j'ai du mal à faire plus simple dans les petits jeux de mots navets, navré), nous n'utiliserons pas l'expression fort désuète d'amuse gueule, mais l'amuse bouche teinté d'accent anglais ou plus phonétiquement "Amouse Bush".


Si j'ai décidé de parler cuisine en introduction c'est parce que l'amuse bouche pris sur un canapé s'est retrouvé coincé dans la trachée en cette pluvieuse matinée (sincèrement, je suis fier de cette assonance en é). Je vous en avais touché mot, ce matin était le grand jour du test d'expression écrite française, celui qui déciderait de notre entrée en classe de linguistique ou en classe d'expression. Déjà certains languissent d'impatience quant à mes impressions sur ce fameux test qui, d'après les anciens premières année est "trop simple!". Résumons le tout en une phrase simple : en plus d'avoir quelque peu échoué, j'ai aussi grillé une collaboration future avec Paris-Normandie...

Le lever à 7h00 du matin est assez dur, surtout quand vous avez passé la moitié de la nuit à vous remémorer tant bien que mal les paroles de Gwen Stefani pour le lendemain soir. Après une douche et un petit déjeuner éclair, direction Mont Saint Aignan avec Olivia, se demandant comment allait bien pouvoir se présenter ce petit test "trop simple". Arrivés à la Fac, j'amène Oli à son amphi (j'ai l'avantage d'avoir visité la fac la semaine dernière) et arrive le moment où tous les étudiants s'observent, de haut en bas, ne pouvant s'empêcher d'écarquiller des yeux gros comme des balles de golf devant certains spécimens. Trois fous rires retenu après, j'abandonne Oli devant son amphi pour aller au mien, l'Amphi 5. Un quart d'heure plus tard, le couperet tombe, du moins une partie du couperet, la suite attendra deux semaines et les résultats. Le test est d'une difficulté hallucinante, et déjà la classe de Linguistique semble me faire ses adieux, un mouchoir blanc à la main.


Mais je sens que vous vous ennuyez! Ma mission n'est elle pas de vous détendre un peu, après une journée chargée ou avant d'aller affronter un patron malveillant? Bien sûr que si! Alors, petit jeu! Du tac au tac, définissez moi ces mots!
*Profus
*Spécieux
*Antédiluvien
*Inanition

Je ne vous le cacherai pas, cette page du test est aussi immaculée qu'à l'arrivée. Un texte de philo sur le clônage et cinq autres exercices plus tard, je jette l'éponge et quitte l'amphi. Malgré ce piteux exploit, je reste de bonne humeur, je vais donc attendre Oli devant son amphi. Quelle erreur n'avons nous pas fait? Une journaliste sort et se met en tête de me poser quelques questions. Me disant que ça ne peut pas me faire de mal, j'accepte. Mais c'est à ce moment précis qu'elle sort un exemplaire du test de son sac et me refait le tour des questions, notant mes réponses et mes "heu" un rien désinvoltes. Arrive ensuite l'interrogatoire. Penaud je réponds que je traîne derrière un moi un bac Littéraire et un projet d'études de journalisme. Heureusement, elle se garde tous commentaires.


En conclusion, après ce léger résumé de cette matinée, si un jour vous passez un test de langue française, ne vous présentez pas à l'épreuve, l'issue risque d'être la même. Cependant, ce soir est un grand soir, Oli et moi nous envolons pour Paris où nous assistons au concert exclusif de Gwen Stefani, de quoi décompresser un peu. Nous partons dans une heure trente, et je me permets de poster un petit article! Que ne ferais je pas pour vous donner de mes nouvelles? Bon, dans la précipitation cet article n'a subit qu'un seul jet, d'où son côté un peu... minable par rapport aux précédents. Le prochain ne vous déplaira peut être pas, j'y relaterai le début d'un déménagement vers mes splendides appartements de taille... plus ou moins grande en fait.


D'ici là, roulez prudemment, regardez à gauche et à droite avant de traverser, prenez du temps pour vous, ne mangez pas trop gras, trop sucré ou trop salé et surtout, le plus important, donnez de l'amour aux autres. Revenez vite, et faites le petit jeu, quitte à laisser page blanche, vous ne serez pas les seuls! Bonne fin de journée et bonne semaine!