mardi 25 septembre 2007

Pour le fans (ou ceux qui ne le sont pas encore)

Une journée de 24h vous laisse bien dix minutes pour observer. Ecouter. Apprécier. Détester. Essayer tout du moins.


Mon coup de coeur du moment. Morceau à la fois triste et... révélateur. Chacun de nous a une fois dans sa vie vécu une nuit de ce genre là.




Mais dans un monde fait de cheveux décolorés et où les platines ne sont pas que des disques, tout s'arrange. Même les tragiques ruptures. Cool.




Parce que quand on aime, on en compte pas et que les remix nous donnent de nouveaux morceaux, des petits bouts d'inédits.




Enfin, pour ma super maman, pour qu'elle danse en scandant Whoohoo Yihoo!




Rien à voir avec la fac? Bien sûr que si! Ces morceaux seront les premiers à passer dans ma chambre U pardi!

Bonne nuit...

lundi 24 septembre 2007

Emballé c'est pesé





Petite musique d'ambiance, un remix du premier tube solo de la grande Gwen Stefani. Fermez les yeux. Imaginez moi emballant tous mes bagages, empilant mes dvds, regardant mes murs plein de nostalgie. Si vous avez fermé les yeux avant de lire ça, il faut les rouvrir maintenant, et recommencer. C'est parti.


Une semaine pleine d'achat. De petites attentions importantes, de produits classés IMPORTANTS, et de petites bêtises qui ne servent à rien. Ma valise est posée à côté de mon bureau depuis quelques jours déjà. J'attendais avec impatience le moment de la remplir, maintenant qu'il approche je le redoute un peu. Déjà ma mère fond en larmes quand il s'agit de m'offrir le dernier roman de Woody Allen, en cadeau de départ. Déjà ma soeur se sent délaissée. Déjà mon père me sourit de plus en plus la nuit avant de me dire au revoir. Comme si ces moments étaient les derniers. Ce ne sont pas les derniers.


Pourtant, les choses prennent le tournant des adieux. Diners, dernières visites au lycée avant un bon moment. Ce n'est pas qu'on ne veut plus partir, c'est juste qu'en fait, malgré que l'on ait attendu un bon paquet de mois avant ce jour, c'est soudain. C'est toujours soudain.


Quant à mon installation, elle s'est faite douloureusement. Pas que ce fût déchirant pour nos petits coeurs! Non! C'est juste que quatre étages, ça fait haut quand on est chargé des pieds à la tête! Et le plus lourd est à déposer demain. On commence à avoir les pieds dedans.


Un orteil à la fois...



(très bientôt, de vrais articles! Bah oui, tant que je ne suis pas à la fac, je meuble^^)

vendredi 21 septembre 2007

Continuations et Renouveaux

Je n'ai pas grand chose à raconter aujourd'hui, mais il est des choses qui méritent que l'on s'arrête un instant, qu'on les regarde le temps d'une minute, et qu'une fois le moment est venu de repartir, on ait aux lèvres le sourire Hollywood d'accroché, et la tête pleine de bonheur.



15 ans. De bons et loyaux services. Il y a déjà quinze ans, cinq petits nains de jardins traversaient pour la première fois le portail de l'école maternelle. On faisait quoi, 66cm de haut? On explorait le monde, en attendant d'avoir le pouvoir de le refaire. Rien n'avait d'importance et notre vocabulaire ne comprenait ni guerre, ni mort, ni viol, ni pornographie, ni douleur, ni même chagrin. On pouvait pleurer une heure mais passer les ving trois autres à rire. On s'est rencontré par hasard. Et on ne s'est jamais lâché. Depuis, notre vocabulaire s'est certes élargi, mais la volonté de refaire le monde demeure. Ce que l'on construit chaque jour de nos cinq vies a 15 ans ces jours ci. Alors bon anniversaire à tout ça.



Seulement, pas le temps de s'arrêter pour faire la fête! Pas même hier soir, pour la première soirée étudiant de l'année au New World, un super virus qui m'a cloué au lit m'a fait manquer ça. Après tout, on a cinquante semaines au final, alors on peut toujours se rattraper (et on le fera).
Le déménagement est pour demain! Croyez moi, avec ma mère, je ne manquerai visiblement de rien, je n'oublierai même pas ma brosse à dent ni tout mon nécessaire à toilette puisqu'elle a tout racheté en double! La nourriture s'entasse déjà et les petits objets déco pour égayer le tout s'annoncent plus difficile à dénicher que je ne le pensais. Bref, pas mal de boulot pour demain! Et il me reste tout mon bazar important à paqueter : consoles, jeux, dvds, cds, livres, magazines, fringues, etc... Et seulement une semaine avant la rentrée!


La semaine prochaine s'annonce forte en "rebondissements"! En effet, jaugez donc : Mardi, je teste le car (oui à 10€ le ticket, ne m'en voulez pas mais je préfère un car avec cinq étoiles), je vais à l'accueil des résidences afin de donner l'attestation d'assurance, puis je vérifie que personne n'habite ma chambre (on rigole, mais ça arrive souvent). Ensuite, Oli et moi mangeons... quelque part... on ne sait pas où pour le moment. Mais le plus important, c'est bien l'attribution des Timetables (emplois du temps, je vais en LLCE Anglais, alors on s'y met tous un peu, ok?), avec à la clé nos horaires. Il suffit de savoir y faire pour avoir l'emploi du temps de rêve. Ensuite on y retourne Vendredi, mais là le jour de l'inscription je n'ai pas compris pourquoi. héhé... Mais on aura aussi les résultats du test de Lundi... héhé bis.


D'ici là, l'installation sera terminée! J'ai vraiment hâte d'y goûter! Je vous souhaite une bonne soirée, en espérant vous voir bientôt! Portez vous bien, et n'hésitez pas à revenir ici bientôt! Bises.

mardi 18 septembre 2007

Star système

Vous savez l'effet que l'on ressent quand on apprécie beaucoup une chanteuse malheureusement à la mode et qu'on tombe sur des révélations genre "La diva n'en fait qu'a sa tête"? On se dit que sous ses airs sympa et fille branchée, elle n'est qu'une preneuse de tête de plus. Puis viennent les collégiens qui s'identifient à elle, chantent ses paroles bien trop explicites sans les comprendre, et vous vous arrachez les cheveux rien que d'assister à ce spectacle. Puis vous la voyez, en vrai, et vous avez du mal à croire ce que racontent les journaux...


La première chose que j'ai voulu faire en sortant de cette salle magique, c'est de partager tout ça avec vous, tous ceux qui me disaient chanceux et qui avaient mille fois raison. Seulement, vous me connaissez, quand je suis dans l'affaire, les choses ne peuvent pas se faire simplement, c'est indéniable. Alors voici pourquoi je ne raconte ça que maintenant.


H-1 avant le départ, le nez qui coule, la tête qui cogne et la gorge qui gratte, je couve un méchant virus apparemment, mais il en faut bien plus pour m'empêcher de monter à Paris voir Gweny Gwen Gwen! Sur la route, Oli et moi débattons gaiement, sujet du jour : "Gwen S. chantera-t-elle ses deux albums ou bien seulement les plus connus de Love.Angel.Music.Baby et l'ensemble des morceaux de The Sweet Escape?"
Arrivés à Bercy, nous tendons joyeusement nos billets au bodyguard effrayant qui, d'un sourire tout aussi effrayant nous dit c'est bon. En sortant de la voiture, Oli m'a dit de ne pas prendre à manger et laisse sa bouteille d'eau, c'est sûrement interdit. Et en effet, un autre bodyguard, seulement cinq pas après le précédent fouille le sac des gens et retire les bouteille d'eau. Et les rendent déshabillées de leur bouchon. Pas grave, on n'aura pas soif! Oli se livre à la fouille du sac, une fois l'affaire dans le sac (...) on s'avance encore mais le bodyguard m'arrête. Houlà, il est encore plus effrayant que son collègue... J'écarte les bras, il me tâte, on ne sait jamais si des fois j'essayais de cacher une bombe sous mon T-Shirt, et nous laisse partir. Après les bodyguards, encore plus effrayant : les bénévole acnéiques de la croix rouge ou du sidaction, bref deux folles furieuses qui se jettent sur nous. En parfaits citoyens que nous sommes, nous prenons la fuite et nous dirigeons vers la salle. Peu de monde est déjà sur place, il y a donc une belle loterie quand à nos sièges (réservés depuis des mois déjà). L'hôtesse "rémunérée au pourboire, je peux vous solliciter la main tendue vers vous?" nous amène vers nos sièges et là, c'est l'explosion. Non, personne n'avait de bombe sous son T-Shirt, mais BOUYA, on est super bien placé, en face de la scène (bon la fosse nous en sépare quand même mais on aurait pu être au fond) et au milieu donc des places de choix. L'attente est insoutenable, les gens commencent à remplir Bercy, et déjà les lumières s'éteignent. Internet nous annonçait Akon en première partie, et... une petite folle en combi phosphorescente saute partout, telle une héroïne de mauvais manga japonnais. Cinq morceaux étranges plus tard elle s'en va et c'est parti pour une heure de folle... attente. Il faut enlever les instruments du groupe précédent et préparer la première partie.

Enfin arrive l'heure où la salle s'éteint à nouveau, la musique commence, les musiciens en hauteur et leur estrade s'ouvre en deux, pour laisser place à une Gwen Stefani dans une prison d'or. Le public s'en donne à coeur joie, Whoohoo Yeehoo à gorges déployées. Gwen assure le show et nous fait un condensé des deux albums, en oubliant quelques unes au passage qui nous auraient donné encore un peu de bonheur. Le concert se termine, les fans reprennent les Whoohoo Yeehoo pour la faire revenir, et elle revient, nous demandant si on fait toujours ça en France ou si c'est juste pour l'occasion. Elle se révèle si humaine, gratifiante, magnifique, bavarde (mais ça n'enlève rien au charme) que la Diva des journaux people semble ne plus exister. A la fin d'un morceau elle descend dans la fosse, et monte jusque dans les gradins qu'elle traverse entourée d'une armada de bodyguards, mais le geste est magnifique. Le rêve est intact. Nous sommes 20 000 dans la salle, et pourtant chacun a l'impression de partager SON moment privilégié avec la blonde platine.


Mais déjà vient la fin du concert. Nous repartons d'un pas moins décidé qu'à l'arrivée, cherchons la voiture dans le parking où tous les fans semblent ne former qu'une grande famille. Voiture retrouvée, direction le périphérique pour rejoindre l'A13. Vous vous souvenez que quand Oli et moi entreprenons de faire quelque chose, rien ne se passe comme prévu? Hier soir n'a pas dérogé à la règle. Arrivés à l'ouverture de l'A13, celle ci est fermée pour des travaux. Héhé, on ne sait plus comment quitter Paris! Une heure trente plus tard, toujours dans Paris, une voiture immatriculée 27 nous sort de l'enfer, et 45 minutes plus tard nous sommes chez nous, fatigués mais toujours dans une bulle pop et électrique. (Pour les fans de la G-night, Bubble Pop Electric n'était pas de la party, mais comme je l'ai dit, ça n'enlève rien au rêve.)


Il est temps de refermer les yeux et de se souvenir, en attendant une petite vidéo pour vous prouver que c'était l'un des plus beaux concerts que Bercy offrira! Merci aussi à mes parents sans qui je n'aurai pas acheté le billet! Et on aurait eu du mal à aller sur Paris aussi sans eux. Gwen Stefani a déjà quitté la France, elle revient quand elle veut, nous serons là!

lundi 17 septembre 2007

"Amuses bouche"

Tel le Lord Britannique tentant d'impressionner Mary ou même Elizabeth, voire les 2 (j'ai du mal à faire plus simple dans les petits jeux de mots navets, navré), nous n'utiliserons pas l'expression fort désuète d'amuse gueule, mais l'amuse bouche teinté d'accent anglais ou plus phonétiquement "Amouse Bush".


Si j'ai décidé de parler cuisine en introduction c'est parce que l'amuse bouche pris sur un canapé s'est retrouvé coincé dans la trachée en cette pluvieuse matinée (sincèrement, je suis fier de cette assonance en é). Je vous en avais touché mot, ce matin était le grand jour du test d'expression écrite française, celui qui déciderait de notre entrée en classe de linguistique ou en classe d'expression. Déjà certains languissent d'impatience quant à mes impressions sur ce fameux test qui, d'après les anciens premières année est "trop simple!". Résumons le tout en une phrase simple : en plus d'avoir quelque peu échoué, j'ai aussi grillé une collaboration future avec Paris-Normandie...

Le lever à 7h00 du matin est assez dur, surtout quand vous avez passé la moitié de la nuit à vous remémorer tant bien que mal les paroles de Gwen Stefani pour le lendemain soir. Après une douche et un petit déjeuner éclair, direction Mont Saint Aignan avec Olivia, se demandant comment allait bien pouvoir se présenter ce petit test "trop simple". Arrivés à la Fac, j'amène Oli à son amphi (j'ai l'avantage d'avoir visité la fac la semaine dernière) et arrive le moment où tous les étudiants s'observent, de haut en bas, ne pouvant s'empêcher d'écarquiller des yeux gros comme des balles de golf devant certains spécimens. Trois fous rires retenu après, j'abandonne Oli devant son amphi pour aller au mien, l'Amphi 5. Un quart d'heure plus tard, le couperet tombe, du moins une partie du couperet, la suite attendra deux semaines et les résultats. Le test est d'une difficulté hallucinante, et déjà la classe de Linguistique semble me faire ses adieux, un mouchoir blanc à la main.


Mais je sens que vous vous ennuyez! Ma mission n'est elle pas de vous détendre un peu, après une journée chargée ou avant d'aller affronter un patron malveillant? Bien sûr que si! Alors, petit jeu! Du tac au tac, définissez moi ces mots!
*Profus
*Spécieux
*Antédiluvien
*Inanition

Je ne vous le cacherai pas, cette page du test est aussi immaculée qu'à l'arrivée. Un texte de philo sur le clônage et cinq autres exercices plus tard, je jette l'éponge et quitte l'amphi. Malgré ce piteux exploit, je reste de bonne humeur, je vais donc attendre Oli devant son amphi. Quelle erreur n'avons nous pas fait? Une journaliste sort et se met en tête de me poser quelques questions. Me disant que ça ne peut pas me faire de mal, j'accepte. Mais c'est à ce moment précis qu'elle sort un exemplaire du test de son sac et me refait le tour des questions, notant mes réponses et mes "heu" un rien désinvoltes. Arrive ensuite l'interrogatoire. Penaud je réponds que je traîne derrière un moi un bac Littéraire et un projet d'études de journalisme. Heureusement, elle se garde tous commentaires.


En conclusion, après ce léger résumé de cette matinée, si un jour vous passez un test de langue française, ne vous présentez pas à l'épreuve, l'issue risque d'être la même. Cependant, ce soir est un grand soir, Oli et moi nous envolons pour Paris où nous assistons au concert exclusif de Gwen Stefani, de quoi décompresser un peu. Nous partons dans une heure trente, et je me permets de poster un petit article! Que ne ferais je pas pour vous donner de mes nouvelles? Bon, dans la précipitation cet article n'a subit qu'un seul jet, d'où son côté un peu... minable par rapport aux précédents. Le prochain ne vous déplaira peut être pas, j'y relaterai le début d'un déménagement vers mes splendides appartements de taille... plus ou moins grande en fait.


D'ici là, roulez prudemment, regardez à gauche et à droite avant de traverser, prenez du temps pour vous, ne mangez pas trop gras, trop sucré ou trop salé et surtout, le plus important, donnez de l'amour aux autres. Revenez vite, et faites le petit jeu, quitte à laisser page blanche, vous ne serez pas les seuls! Bonne fin de journée et bonne semaine!

mercredi 12 septembre 2007

Inscription, Minautore des temps modernes

Finaliser une inscription, ou comment tout s'accélère. Sans pression aucune, plutôt d'un air détaché et sur fond de rigolade, c'est ce matin que j'ai été définitivement été admis en tant qu'étudiant à l'UFR de Mont Saint Aignan. Avec en prime une petite visite improvisée d'un bâtiment. Mais la grande surprise du jour, ce fût bel et bien le choix des options diverses.

Il a fallu prendre des décisions rapidement et sans soutien. Si celles ci ne concernaient que moi, j'aurai été ravi. Mais Olivia travaillant d'arrache pied dans les vignes, il a fallu que je choisisse pour elle, tentant tant bien que mal de me souvenir de ce dont on avait parlé pendant les cours de philosophie l'an passé -- nous n'allions tout de même pas perdre 8h par semaine à ne rien faire!
Je nous expédie tous deux en cours de linguistique, et me charge de l'option cinéma. Mais si les options n'avaient été que la seule improvisation nous aurions sûrement beaucoup moins apprécié la matinée.

Ces derniers jours j'ai osé me plaindre de l'administration et de la paperasse qui manquait de faire chavirer le navire qu'est ma personne. Et bien quand en plus il vous faut trouver les différents bureaux de l'administration, vous sombrez. En tout et pour tout, j'ai du visiter plusieurs couloirs qui se ressemblaient tous, deux amphis, monter au moins 7 étages, descendre 9, parler à une dizaine d'étudiants et retenir le dixième des informations qui m'ont été balancées telles des pavés sur la plage -- en effet, allusion est.

Et moi qui pensais que je devrai meubler au moins un texte par semaine en attendant la rentrée, les journées loin de la fac vont devenir rarissimes! Preuve en est que les 17, 25 et 27 on a déjà des journées programmées sur le campus. Avec un intérêt particulier pour le 17, non pas pour le test d'expression écrite le matin, mais pour une soirée tout à fait particulière, mais sssshhh! Chaque chose en son temps.


D'ici là, il me reste une tonne de papier à noircir, dans la joie et la bonne humeur. Olivia revient demain et déjà certaines choses sont programmées. D'ici là, portez vous bien, souhaitez une bonne année à vos amis juifs et éthiopiens, bon courage à ceux qui demain commencent le ramadan. Le respect de soi passe par celui des autres. A bientôt. Du bon temps pour vous tous.

mardi 11 septembre 2007

Garder ses vrais amis autour de soi



La vie à l'université peut présenter bien des avantages, il n'en reste pas moins un énorme coup à se prendre dans les gencives. Partir pour une autre vie dans une autre ville implique certains sacrifices, c'est un euphémisme que de le penser si fort. Si certains sont accomplis sans aucun problème, d'autres demeurent plus complexes. Et la première erreur à ne surtout pas faire quand on plaque tout, c'est d'inclure dans ce tout les quelques vrais amis que l'on a.


C'en est devenu hebdomadaire, quotidien et la claque n'en sera que plus douloureuse au moment des "au revoir" ce samedi 29 septembre tant attendu. Aujourd'hui encore je retrouve Marion à la fin de son travail, et encore nous allons au cinéma et encore nous allons voir Hairspray (une sixième fois en fait). Mais cette fois accompagnés de sa grande soeur Caroline, agréable surprise, comme la cerise sur un bon gâteau. Ces moments ensemble ne sont qu'en fait un moyen de sceller une histoire d’amitié qui a commencé il y a déjà plus d’une année. Une promesse que l’un fait à l’autre, un vœu secret qui les mènera peut être un jour vers les étoiles. Si on me demande ce que je connais le plus chez Marion, non sans humour je répondrai « ses dents », prenant l’air le plus naturel qui me soit donné. Je n’ai jamais connu une seule journée sans un énorme fou rire avec elle, que ce soit de par ma maladresse ou ses gaffes parlées.

« Dans dix ans, je vois Clémence avec les cheveux longs, toi en train de fumer, Sabrina fidèle à elle-même, avec les cheveux lisses et frisés. »
« Dans dix ans je vois Clémence avec une cigarette, l’air sophistiqué, une attachée de presse ou éditrice en vogue. Sabrina sera la même, elle sera aussi classieuse. Toi tu seras comme maintenant, pleine d’humour. Et on sera tous riches, vivant la vie dont on a tant rêvé. »

Tant de choses sont encore à atteindre, et tant de pièces à découvrir qu’on en a vite la tête qui tourne. Les étoiles continuent de faire briller nos yeux et tant que l’on refusera une vie normale, la nôtre sera pleine de surprises.

Les choses se rapprochent avec l’université. Demain c’est déjà l’inscription, mais aujourd’hui a marqué l’arrivée de la liste des ouvrages des premières années. Trois pages entières de titre de livres à acheter et à dévorer, de Shakespeare à Wilde, en passant par les héros de notre enfance Oliver et Huckleberry. Des dictionnaires, des recueils de poèmes, des « English pronounciation » et une liste qui n’en finit pas de m’étonner. Il ne reste plus qu’à lire et à travailler. J’ai aussi remarqué une possibilité minime de passer une troisième année à Long Beach, en Californie ! Et sa deuxième année à Edimbourg. Bref, si je fais une troisième année, j’espère m’envoler pour la Californie, ou l’Australie, ou la Nouvelle Zélande, ou même le Canada. Loin du morne ici bas.

Peut être un jour écrirais je ici en provenance d’une plage californienne. Qui sait ? Ce serait plaisant. A bientôt, en fait à demain. Prenez soin de vous et du monde autour de vous. Cette date n’est pas là pour qu’on oublie la terreur humaine.

lundi 10 septembre 2007

Personnel Autorisé Seulement

Dossier classé Oméga 17
Niveau de sécurité : Optimal
Date d'échéance : Mercredi 12 septembre 2007, 9HOO A.M
Pièces jointes : Trop


Les dossiers administratifs sont une plaie et pourrait très bien faire l'objet d'un remake des "Sept Plaies d'Egypte", auquel cas on y verrait comme collègues d'infortunes les files d'attentes, les secrétaires mal luné(e)s, les clients amers et George W. Bush (et autres confrères). Quand vous pensez l'avoir complété il existe toujours ce petit alinéa qui vous accapare une heure de plus. Et quand vous vous présentez au guichet administratif, ils vous demandent des documents qui n'étaient pas signalés et encore moins connus de votre personne.


C'est donc, comme sous entendu plus haut, plein d'espoir que je me dirigerai ce mercredi vers un bâtiment encore inconnu avec sous le bras un dossier convenablement enflé de tout un tas de paperasse inutile. Une fois cette étape faite et considéré comme un étudiant, les (grosses) formalités seront du passé.


Mais les séquelles restent! En effet, le seul fait de voir s'amasser trois feuilles me font maintenant sauter sous le bureau, me couvrant la tête de mes bras et hurlant de tout mon coeur. Bon, j'image un peu pour donner de la profondeur au spectacle bien sûr. Bref, tout ça pour vous faire un peu patienter jusqu'à mercredi, ou peut être demain soir. Qui vivra verra*.


N'oubliez pas de revenir de temps à autres. Vous me manqueriez dans le cas contraire.


*ceci n'était en aucun cas un appel au suicide, au meurtre ou même à l'évasion de prison bien sûr.

Mission : Impossible

Écrire le premier message de cet espace n'est pas la plus aisée des choses qu'il m'ait été donné de faire. S'il est avéré qu'écrire ces quelques mots me procure déjà un immense plaisir, il l'est beaucoup moins du fait que je le fais avec aisance et sûreté. C'est pourquoi, par manque d'inspiration ou peut être par tétanie grammaticale, une introduction, pourtant de mise, ne se profilera que sous l'aspect de ce message. Sauter à pieds joints dans le plat est après tout la meilleure des façons de s'intégrer.



Ma mission au fil de ces textes est en fait de faire ce qui se fait de plus compliqué dans la société actuelle : donner des nouvelles. C'est un beau paradoxe que de penser qu'avec l'amélioration de tous nos systèmes de communication, on en arrive encore à perdre de vue les gens de ce monde. J'ai donc accepté cette mission avec l'idée en tête que les gens munis d'internet ne m'incendient pas à grands coups de "Tu pourrais donner des nouvelles" ou autres "Et tu fais quoi là bas?".

L'alinéa en bas du paragraphe 34 à la page 7 indiquait aussi que ça détendrait sûrement mes parents, de savoir que je vais bien et que ça allégerait sûrement du même coup leurs factures téléphoniques.




Une clause du contrat comprend aussi la fréquence de messages. Pour que personne ne lance d'avis de recherche et de peur de voir les membres du GIGN enfoncer ma porte en pleine nuit, je m'engage à mettre de mes nouvelles au moins une fois par semaine. Cette dernière phrase peut en choquer plus d'un, déjà certains ont la mâchoire inférieure qui frotte dangereusement le haut de leurs genoux, hurlant à la face du monde "Il va réussir à se tenir loin d'un blog pendant 6 jours?!"

Explication brève mais claire : logé dans une cité universitaire, il me faut payer un nouvel abonnement internet et quitte à choisir entre un repas et une connexion internet, je préfère quelques calories à quelques minute cybernétiques. Donc, quitte à taper dans un logiciel de traitement de texte et payer une demie heure de cyber café pour tout poster, ça sera sûrement mieux pour mes débuts à la fac. Les week ends qui marqueront mon retour le temps d'une pause familiale y serviront grandement aussi, mais j'ai peur que si je n'avais que cette solution, vous ne sauriez pas grand chose, car une vie d'adulte commence et elle n'est pas faite pour passer tous les week ends dans le cocon familial, ces moments privilégiés n'en seraient que trop rébarbatifs.


Après cet ordre de mission reçu, il me suffisait seulement d'être l'étudiant que l'on me demande d'être pour remplir à bien cette dernière. La première phase de l'opération "Poussin" débutera alors ce mercredi, avec l'attribution de la très attendue carte étudiante, nous propulsant alors au rang des études supérieurs. Suivront ensuite un tas de petits évènements non moins important, tous relaté bien entendu au fil de ces textes, dans la mesure du possible.


J'oubliais, il n'est pas interdit de commenter, mais la politesse et le respect doivent alors prôner (tout autant qu'un minimum de lisibilité, donc évitons le langage sms tant que possible.)


Merci d'avoir lu cette petite introduction, et je vous promets que les prochains messages comporteront leur lot d'humour à chaque fois qu'il me le sera permis. Portez vous bien et si le coeur vous en dit, revenez vite.