mardi 11 septembre 2007

Garder ses vrais amis autour de soi



La vie à l'université peut présenter bien des avantages, il n'en reste pas moins un énorme coup à se prendre dans les gencives. Partir pour une autre vie dans une autre ville implique certains sacrifices, c'est un euphémisme que de le penser si fort. Si certains sont accomplis sans aucun problème, d'autres demeurent plus complexes. Et la première erreur à ne surtout pas faire quand on plaque tout, c'est d'inclure dans ce tout les quelques vrais amis que l'on a.


C'en est devenu hebdomadaire, quotidien et la claque n'en sera que plus douloureuse au moment des "au revoir" ce samedi 29 septembre tant attendu. Aujourd'hui encore je retrouve Marion à la fin de son travail, et encore nous allons au cinéma et encore nous allons voir Hairspray (une sixième fois en fait). Mais cette fois accompagnés de sa grande soeur Caroline, agréable surprise, comme la cerise sur un bon gâteau. Ces moments ensemble ne sont qu'en fait un moyen de sceller une histoire d’amitié qui a commencé il y a déjà plus d’une année. Une promesse que l’un fait à l’autre, un vœu secret qui les mènera peut être un jour vers les étoiles. Si on me demande ce que je connais le plus chez Marion, non sans humour je répondrai « ses dents », prenant l’air le plus naturel qui me soit donné. Je n’ai jamais connu une seule journée sans un énorme fou rire avec elle, que ce soit de par ma maladresse ou ses gaffes parlées.

« Dans dix ans, je vois Clémence avec les cheveux longs, toi en train de fumer, Sabrina fidèle à elle-même, avec les cheveux lisses et frisés. »
« Dans dix ans je vois Clémence avec une cigarette, l’air sophistiqué, une attachée de presse ou éditrice en vogue. Sabrina sera la même, elle sera aussi classieuse. Toi tu seras comme maintenant, pleine d’humour. Et on sera tous riches, vivant la vie dont on a tant rêvé. »

Tant de choses sont encore à atteindre, et tant de pièces à découvrir qu’on en a vite la tête qui tourne. Les étoiles continuent de faire briller nos yeux et tant que l’on refusera une vie normale, la nôtre sera pleine de surprises.

Les choses se rapprochent avec l’université. Demain c’est déjà l’inscription, mais aujourd’hui a marqué l’arrivée de la liste des ouvrages des premières années. Trois pages entières de titre de livres à acheter et à dévorer, de Shakespeare à Wilde, en passant par les héros de notre enfance Oliver et Huckleberry. Des dictionnaires, des recueils de poèmes, des « English pronounciation » et une liste qui n’en finit pas de m’étonner. Il ne reste plus qu’à lire et à travailler. J’ai aussi remarqué une possibilité minime de passer une troisième année à Long Beach, en Californie ! Et sa deuxième année à Edimbourg. Bref, si je fais une troisième année, j’espère m’envoler pour la Californie, ou l’Australie, ou la Nouvelle Zélande, ou même le Canada. Loin du morne ici bas.

Peut être un jour écrirais je ici en provenance d’une plage californienne. Qui sait ? Ce serait plaisant. A bientôt, en fait à demain. Prenez soin de vous et du monde autour de vous. Cette date n’est pas là pour qu’on oublie la terreur humaine.

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