mardi 18 septembre 2007

Star système

Vous savez l'effet que l'on ressent quand on apprécie beaucoup une chanteuse malheureusement à la mode et qu'on tombe sur des révélations genre "La diva n'en fait qu'a sa tête"? On se dit que sous ses airs sympa et fille branchée, elle n'est qu'une preneuse de tête de plus. Puis viennent les collégiens qui s'identifient à elle, chantent ses paroles bien trop explicites sans les comprendre, et vous vous arrachez les cheveux rien que d'assister à ce spectacle. Puis vous la voyez, en vrai, et vous avez du mal à croire ce que racontent les journaux...


La première chose que j'ai voulu faire en sortant de cette salle magique, c'est de partager tout ça avec vous, tous ceux qui me disaient chanceux et qui avaient mille fois raison. Seulement, vous me connaissez, quand je suis dans l'affaire, les choses ne peuvent pas se faire simplement, c'est indéniable. Alors voici pourquoi je ne raconte ça que maintenant.


H-1 avant le départ, le nez qui coule, la tête qui cogne et la gorge qui gratte, je couve un méchant virus apparemment, mais il en faut bien plus pour m'empêcher de monter à Paris voir Gweny Gwen Gwen! Sur la route, Oli et moi débattons gaiement, sujet du jour : "Gwen S. chantera-t-elle ses deux albums ou bien seulement les plus connus de Love.Angel.Music.Baby et l'ensemble des morceaux de The Sweet Escape?"
Arrivés à Bercy, nous tendons joyeusement nos billets au bodyguard effrayant qui, d'un sourire tout aussi effrayant nous dit c'est bon. En sortant de la voiture, Oli m'a dit de ne pas prendre à manger et laisse sa bouteille d'eau, c'est sûrement interdit. Et en effet, un autre bodyguard, seulement cinq pas après le précédent fouille le sac des gens et retire les bouteille d'eau. Et les rendent déshabillées de leur bouchon. Pas grave, on n'aura pas soif! Oli se livre à la fouille du sac, une fois l'affaire dans le sac (...) on s'avance encore mais le bodyguard m'arrête. Houlà, il est encore plus effrayant que son collègue... J'écarte les bras, il me tâte, on ne sait jamais si des fois j'essayais de cacher une bombe sous mon T-Shirt, et nous laisse partir. Après les bodyguards, encore plus effrayant : les bénévole acnéiques de la croix rouge ou du sidaction, bref deux folles furieuses qui se jettent sur nous. En parfaits citoyens que nous sommes, nous prenons la fuite et nous dirigeons vers la salle. Peu de monde est déjà sur place, il y a donc une belle loterie quand à nos sièges (réservés depuis des mois déjà). L'hôtesse "rémunérée au pourboire, je peux vous solliciter la main tendue vers vous?" nous amène vers nos sièges et là, c'est l'explosion. Non, personne n'avait de bombe sous son T-Shirt, mais BOUYA, on est super bien placé, en face de la scène (bon la fosse nous en sépare quand même mais on aurait pu être au fond) et au milieu donc des places de choix. L'attente est insoutenable, les gens commencent à remplir Bercy, et déjà les lumières s'éteignent. Internet nous annonçait Akon en première partie, et... une petite folle en combi phosphorescente saute partout, telle une héroïne de mauvais manga japonnais. Cinq morceaux étranges plus tard elle s'en va et c'est parti pour une heure de folle... attente. Il faut enlever les instruments du groupe précédent et préparer la première partie.

Enfin arrive l'heure où la salle s'éteint à nouveau, la musique commence, les musiciens en hauteur et leur estrade s'ouvre en deux, pour laisser place à une Gwen Stefani dans une prison d'or. Le public s'en donne à coeur joie, Whoohoo Yeehoo à gorges déployées. Gwen assure le show et nous fait un condensé des deux albums, en oubliant quelques unes au passage qui nous auraient donné encore un peu de bonheur. Le concert se termine, les fans reprennent les Whoohoo Yeehoo pour la faire revenir, et elle revient, nous demandant si on fait toujours ça en France ou si c'est juste pour l'occasion. Elle se révèle si humaine, gratifiante, magnifique, bavarde (mais ça n'enlève rien au charme) que la Diva des journaux people semble ne plus exister. A la fin d'un morceau elle descend dans la fosse, et monte jusque dans les gradins qu'elle traverse entourée d'une armada de bodyguards, mais le geste est magnifique. Le rêve est intact. Nous sommes 20 000 dans la salle, et pourtant chacun a l'impression de partager SON moment privilégié avec la blonde platine.


Mais déjà vient la fin du concert. Nous repartons d'un pas moins décidé qu'à l'arrivée, cherchons la voiture dans le parking où tous les fans semblent ne former qu'une grande famille. Voiture retrouvée, direction le périphérique pour rejoindre l'A13. Vous vous souvenez que quand Oli et moi entreprenons de faire quelque chose, rien ne se passe comme prévu? Hier soir n'a pas dérogé à la règle. Arrivés à l'ouverture de l'A13, celle ci est fermée pour des travaux. Héhé, on ne sait plus comment quitter Paris! Une heure trente plus tard, toujours dans Paris, une voiture immatriculée 27 nous sort de l'enfer, et 45 minutes plus tard nous sommes chez nous, fatigués mais toujours dans une bulle pop et électrique. (Pour les fans de la G-night, Bubble Pop Electric n'était pas de la party, mais comme je l'ai dit, ça n'enlève rien au rêve.)


Il est temps de refermer les yeux et de se souvenir, en attendant une petite vidéo pour vous prouver que c'était l'un des plus beaux concerts que Bercy offrira! Merci aussi à mes parents sans qui je n'aurai pas acheté le billet! Et on aurait eu du mal à aller sur Paris aussi sans eux. Gwen Stefani a déjà quitté la France, elle revient quand elle veut, nous serons là!

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