Après six semaines de blocage, les cours reprenaient (déjà) la semaine dernière mais dans un univers des plus chaotiques. Les mines désabusées des professeurs ne nous encourageant guère, on se dit que la prochaine grève est sûrement pour bientôt, et nos chers enseignants universitaires nous confortent dans cette idée puisqu'ils nous l'assurent : "La fin prématurée du blocage n'annonce pas la fin du mouvement, ne vous découragez pas et mobilisez vous!"
Mon anniversaire s'étant déroulé sur toute une semaine il serait impensable de tout vous exposer ici, cela dit je remercie encore tout le monde, et même si certaines zones restent sombres dans ma mémoire pour cause de déficience mentale due à la majorité atteinte je sais que cette semaine fût l'une des meilleures.
Les cours ont donc repris, même si le rythme est légèrement différent : on choisit ses cours pour la plupart et donc mon nouveau professeur d'allemand s'appellera Bescherelle car les examens approchent (peut être) à grands pas et il n'est plus question de perdre de temps dans une classe où vous n'apprenez rien du tout depuis octobre, n'est ce pas.
La linguistique, je découvre enfin à quoi ça ressemble et quelle erreur j'ai pu faire de m'envoyer dans un mur français tel que celui là. Là aussi je me conseille de lire un livre. Voire une bibliothèque. La civilisation commence enfin à être intéressante, avec des vrais "petits essais de mille mots minimum" et enfin on apprend certaines choses. Il était vraiment temps que l'on se lance dans les cours les vrais. Certains petits malheureux ont déjà complètement abandonnés, ce qui nous donne deux fois plus de courage.
Mais à la résidence ce sont des jours sombres que nous voyons défiler. Il m'a fallu dire au revoir à une personne très chère samedi matin, à 8h30 -- en même temps j'ai pas eu à me déplacer, voilà pourquoi c'est si surprenant que moi, Anthony, eut été en mesure de dire quelque chose à 8h30. Doug a fait de même hier soir. Et plein de gens s'en vont vers leurs contrées lointaines, nous laissant dans l'espoir qu'un jour peut être on se reverra quelque part dans ce si petit monde. Etats Unis, Mexique, Angleterre, Ecosse, Irelande, République Tchèque, Roumanie, Espagne, Grèce, Allemagne, Colombie, Japon et j'en passe. Tant de visages tristes qui dans un soupir nous disent adieu. D'où une petite déprime pré-noël pour ceux qui restent sans leur moitié, sans leurs amis, sans la famille. Il est donc de plus en plus dur de se coucher tôt et de se lever tout aussi tôt tant le désir de vraiment profiter avant le départ est grand. Demain soir sera la dernière soirée de l'année en compagnie de Douggie, Kristina, une des Fotinis, Miguel, Mark et d'autres. Ce soir est la dernière de peut être toute une vie avec d'autres gens tout aussi importants.
Mais malgré ça, il nous faut plonger la tête dans les études, car oui, ça y est je le revendique, j'étudie! Surtout le lundi en fait, le jour où j'ai très peu de cours (une heure puisque l'allemand est inutile...). C'est donc avec une énorme migraine que je vous écris en ce mardi, car hier l'étudiant que je suis a travaillé sans aucune pause de 14h30 à un peu après 21h30. Je vous laisse faire la synthèse et je vous avoue que même en révisant le bac je n'ai jamais autant travaillé d'un coup. Petit mot du correcteur Douggie : "Anthony, t'as un problème en anglais : tu connais trop de moyen de dire les choses, ça fait trop anglais." Je n'ai toujours pas saisi cette phrase, d'ailleurs lui non plus!
Jeudi soir et vendredi, affichage de photos et vidéos en masse si tout va bien!
Désolé d'avoir été si loin de vous tout ce temps. Il est parfois des moments où le monde qui vous entoure s'accapare de tout votre être jusqu'à vous en empêcher de donner des nouvelles. Vous savez sûrement ce que c'est.
"C'est à en détester noël. Il signifie à présent adieu dans nos têtes."
mardi 18 décembre 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Ta vie de baroudeur ne fait que commençer! Les mutations nous ont appris les Joies des retrouvailles et les peines de quitter ses amis (es)! mais ils sont toujours là et ils lisent ton Blog... dans toute la France! et ceux qui partent de la Fac feront pareil.Amis pour la vie.
Bisous
Enregistrer un commentaire