Un lundi matin ne peut pas mieux commencer. Votre téléphone vibre. Plusieurs fois. Vos amis de galère germanique vous abandonnent à votre triste sort. Personne ne va dans ce cours d'allemand où tout le monde est largué. Et pourtant, face à l'adversité et au coup du sort, un seul se relève et prend les choses en main, pensant que c'est la voie du progrès que celle qu'emprunte l'étudiant qui va en cours. Tentant de ramener vos amis dans le droit chemin vous leur demandez, sûr de vous, s'il existe l'once d'une bonne raison pour qu'ils ne vous accompagnent pas.
"Mon genou a empiré, je me fais opérer demain matin, repos obligatoire aujourd'hui"
... Ok, il y en avait une. Vous n'osez même plus demander aux autres, de peur de lire un enterrement, une dépression, une tentative de quoi que ce soit, bref que du beau et l'ensoleillé en ce lundi matin. Vous vous maudissez d'avoir un si bon niveau en allemand, car là est la seule raison pour laquelle vous allez en cours, seul, ce matin. Vous savez parler allemand. Aussi bien que Mozart devait peindre. Et croyez moi, d'ici là que Mozart expose au Louvre, on a un peu de temps devant nous. Aller en cours d'allemand, même si celui ci ne vous fera pas progresser, car aucun cours, que des exercices... Que vous ne comprenez pas de surcroît, hé! Sinon on dirait que l'université, c'est les vacances tous les jours! Du coup... Est ce que ça vaut vraiment le coup de préférer le froid de dehors à l'intérieur de votre couette? A quatre minutes du départ, cette question est cruciale. Il faut quand même tenter de progresser. Mais en même temps c'est vers deux heures de bonne galère solitaire que je m'envois, autant dire vers un mur... Trois minutes. Deux minutes. J'y vais. C'est soit ça, soit je bosse ma civilisation britannique. Et le choix n'est pas si aisé, parce que dans les deux cas c'est prise de tête / doliprane assuré. Une minute.
[...]
Il est maintenant 15h31. Est ce que vous êtes allé en allemand ce matin? Oui? Non? Peut être? Allez, cessons ce suspens interminable, je sens déjà les coeurs lâcher. Oui, en effet, l'étudiant modèle y est allé, il s'est comme toujours assis au premier rang (en partant du fond), et a fait l'agréable rencontre d'une française. Agréable dit il? En fait, il connait trop peu de français depuis son arrivée ici, mascotte Erasmus oblige. Mais c'était sans compter l'arrivée de ... (note personnelle, penser à leur REdemander leurs prénoms), deux polonais rencontrés jeudi soir (l'étudiant modèle sort beaucoup, surtout le jeudi soir, où il est autorisé à prendre la cuite du siècle chaque semaine, et il échoue rarement). En bref, des têtes connues. Et le gentil professeur, à peine 28 ans, qui se rebelle contre les portables qui sonnent! Screugneugneu -- qui en allemand donnerait un truc du genre "ralfchkrischungstètichkaït" à tous les coups -- Encore un portable!? Non, en fait Mr, ça fait cinq minutes que cette sonnerie stridente annonce un test alarme incendie... Vraiment, ça valait le déplacement, et l'étudiant modèle est tout heureux de ne pas avoir cédé à la tentation de rester au chaud, d'avoir bravé le froid polaire de l'université.
Après ce cours de deux fois une heure en une seule fois -- les plus malins auront compris deux heures, mais l'étudiant modèle voulait appuyer sur le fait que la pause syndicale n'existe sûrement pas en Allemagne -- vous retournez vers chez vous, où Blanche Neige n'aura pas préparé le déjeuner, ni fait le ménage d'ailleurs. Sur le chemin, vous croisez Julia, l'allemande que vous voyez tous les jours puisque vous êtes voisins de batîment. Après une petite discussion -- 10 minutes quand même, Blanche neige va gueuler et la soupe refroidire -- vous vous remettez en route, pour tomber sur Katia, l'écossaise née à Londre et qui vit à New York -- note personnelle bis : penser à éclaircir cette situation pour le bien de nos méninges à tous -- et c'est reparti pour une discussion. Déjà vous imaginez Blanche Neige, les bras croisés sur la table, les yeux balançant entre l'horloge et la porte d'entrée, un rouleau à patisserie posé soigneusement près de l'une de ses mains. L'étudiant modèle redémarre. Arrivé à hauteur de la résidence, il se dit qu'il va enfin pouvoir embrasser Blanche Neige au coin de la cheminée, mais c'est sans compter l'arrivée de ... Anne? Katarina? Une allemande en tout cas, qui lui fait de grands signes. Serait ce l'annonce d'une soirée Erasmus? Un pot de Nutella qui se ballade? Non. Rien de tout cela. Elle se demandait juste où j'étais passé ce week end. Du coup, quand l'étudiant modèle ouvre sa porte, no Blanche Neige, la ménagère a fait ses paquets et a pris le premier taxi qui la déposerait chez sa pote la belle au bois dormant. Intérieurement, on rit tous. Parce que d'ici là que la blondasse entende la brunette sonner, elle a le temps de revenir!
[...]
Il est maintenant 17h39. L'étudiant modèle a presque bouclé sa civilisation britannique pour mercredi. Peut être l'une des matières les plus barbantes ici. Pourtant, tout est interressant. Sauf ça. Vivement le deuxième semestre et la civilisation Américaine. Il a travaillé comme un acharné depuis deux jours, il ne sait pas pourquoi. Peut être le froid. Toujours est il que, le chauffage à fond, ici on est bien mieux que là bas. Où est là bas? Un peu partout. Sauf les endroits qui nous tiennent à coeur. Là bas c'est la prison, l'asile, l'hôpital, le restaurant universitaire, le collège, le désert, ailleurs. Msn ne marche pas ici, en tout cas il marche de moins en moins bien, et ça ne sert à rien de rester en contact par ce moyen. Facebook. Ici même. Téléphone. Courrier. Bref, les bons vieux usages antérieurs à msn! L'étudiant modèle se dope à Just Jack, Pop britannique découlant sur des moments raps à déprimer. Mais tellement beau. Il se repasse la même chanson depuis maintenant plus d'une heure, n'attendant que la fin et la répétition d'une phrase simple : I really want you to stay but I know you have to go. Avec l'accent du chanteur et le fond instrumental, c'est tout simplement de la drogue, et c'est de la bonne. Il vous postera la chanson si elle est sur radioblog, comme ça vous saurez peut être pourquoi l'étudiant modèle adore regarder la forêt border sa fenêtre sur cette musique.
L'étudiant modèle est finalement endormi. Il est presque 18h. Et c'est au tour d'Anthony de rentrer sur la scène. Sociabilité, discussions passionnées, cuisiner, manger, sortir un peu. Anthony n'a pas touché une seule bouteille d'alcool depuis sa superbe cuite endiablée jeudi soir. Mais les bières refroidissent au frigidaire, en vue du prochain apéritif. Sur ce, bonne soirée à tous, plein de bonnes choses et le moins de mauvaises choses qu'il est humainement possible d'accumuler. A bientôt.
Mourning Morning Lyrics
lundi 22 octobre 2007
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1 commentaire:
rolalalala !
mais tity je t'est déja dit que t textes était trop long lol
perso j'ai aps lut, enfin si jusqu'a ce que la personne doivent se faire opérer car sa jambe a enfler lol
et perso 2 j'ai rien compris au tit truk ki défile lool
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